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	<title>Commentaires sur : La danse de Saint Guy</title>
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	<description>Humeurs et coups de coeur des membres du CA</description>
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		<title>Par : Bertrand van Effenterre</title>
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		<dc:creator>Bertrand van Effenterre</dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 14:00:06 +0000</pubDate>
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		<description>Heureusement, comme vous le dites, « l’exploitant est artistiquement et économiquement libre de ses choix »…
Mais là n’était pas l’origine de mon « coup de gueule » sur le film de Jean-Paul Lilienfeld. 
Ce qui m’a mis en colère c’est d’apprendre que ce film, sous le prétexte qu’il n’appartenait pas à la filière classique de la production cinématographique, s’était vu refuser l’accès aux salles de certains grands circuits. Cette forme de  « racisme ordinaire » de l’exploitation (vous savez, quand on refuse l’autre parce qu’il ne vous ressemble pas, qu’il n’a pas la même origine que vous, qu’il n’a pas la même couleur etc…) m’a paru choquante et stupide. Tous les films faits pour la télévision ne sont pas aptes à être diffusés dans les salles de cinéma. Celui-là semblait avoir un public.La réglementation, si elle ne veut pas se scléroser, doit permettre des exceptions. Celles-ci sont prévues dans le cadre du CNC : les films de télévision ne génèrent pas de soutien automatique pour le producteur. Et je trouve, pour ma part, que les circuits se seraient grandis s’ils avaient programmés dans leurs salles un film plutôt à contre-courant du discours convenu sur le problème de la banlieue… Mais c’est peut-être ce « politiquement incorrect » qui les gêne, allez savoir !</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Heureusement, comme vous le dites, « l’exploitant est artistiquement et économiquement libre de ses choix »…<br />
Mais là n’était pas l’origine de mon « coup de gueule » sur le film de Jean-Paul Lilienfeld.<br />
Ce qui m’a mis en colère c’est d’apprendre que ce film, sous le prétexte qu’il n’appartenait pas à la filière classique de la production cinématographique, s’était vu refuser l’accès aux salles de certains grands circuits. Cette forme de  « racisme ordinaire » de l’exploitation (vous savez, quand on refuse l’autre parce qu’il ne vous ressemble pas, qu’il n’a pas la même origine que vous, qu’il n’a pas la même couleur etc…) m’a paru choquante et stupide. Tous les films faits pour la télévision ne sont pas aptes à être diffusés dans les salles de cinéma. Celui-là semblait avoir un public.La réglementation, si elle ne veut pas se scléroser, doit permettre des exceptions. Celles-ci sont prévues dans le cadre du CNC : les films de télévision ne génèrent pas de soutien automatique pour le producteur. Et je trouve, pour ma part, que les circuits se seraient grandis s’ils avaient programmés dans leurs salles un film plutôt à contre-courant du discours convenu sur le problème de la banlieue… Mais c’est peut-être ce « politiquement incorrect » qui les gêne, allez savoir !</p>
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		<title>Par : Lucien Veran</title>
		<link>http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2009/04/07/la-danse-de-saint-guy/comment-page-1/#comment-7372</link>
		<dc:creator>Lucien Veran</dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Apr 2009 08:35:07 +0000</pubDate>
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		<description>Tout cela est très exagéré et il est peu ou pas de filière ou le point de vente préfinance le produit final et fini, cherchez des librairies qui verseraient des à valoir aux auteurs. 

Si racket il y a pourquoi donc toujours sortir des films en salles ? Pourquoi ne pas sortir directement sur le marché du DVD (voir le marché US) ?

Si vous admettez que la salle est indispensable pour donner une vie artitisque et économique au film vous ne pouvez contester le droit des exploitants à avoir leur point de vue leur stratégie et leur rémunération.

Dans le cas que vous citez, Arte donne au film une identité telle (et cela n&#039;enlève rien à la force de l&#039;oeuvre) qu&#039;il est compréhensible qu&#039;un exploitant, en fonction de l&#039;identité de sa salle s&#039;interroge sur son public potentiel.

Jusqu&#039;à nouvel ordre l&#039;exploitant est artistiquement et économiquement libre de ses choix. 
Le compromis est ici aussi entre la durée et la largueur de l&#039;exclusivité et le partage du revenu. Les auteurs, c&#039;est leur force,  tiennent la clef du marché par leur capacité à créer des oeuvres demandées par tous ou au moins par une partie suffisante des débouchées.

Bonne journée.

Lucien Véran.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Tout cela est très exagéré et il est peu ou pas de filière ou le point de vente préfinance le produit final et fini, cherchez des librairies qui verseraient des à valoir aux auteurs. </p>
<p>Si racket il y a pourquoi donc toujours sortir des films en salles ? Pourquoi ne pas sortir directement sur le marché du DVD (voir le marché US) ?</p>
<p>Si vous admettez que la salle est indispensable pour donner une vie artitisque et économique au film vous ne pouvez contester le droit des exploitants à avoir leur point de vue leur stratégie et leur rémunération.</p>
<p>Dans le cas que vous citez, Arte donne au film une identité telle (et cela n&#8217;enlève rien à la force de l&#8217;oeuvre) qu&#8217;il est compréhensible qu&#8217;un exploitant, en fonction de l&#8217;identité de sa salle s&#8217;interroge sur son public potentiel.</p>
<p>Jusqu&#8217;à nouvel ordre l&#8217;exploitant est artistiquement et économiquement libre de ses choix.<br />
Le compromis est ici aussi entre la durée et la largueur de l&#8217;exclusivité et le partage du revenu. Les auteurs, c&#8217;est leur force,  tiennent la clef du marché par leur capacité à créer des oeuvres demandées par tous ou au moins par une partie suffisante des débouchées.</p>
<p>Bonne journée.</p>
<p>Lucien Véran.</p>
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