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	<title>Pourquoi ne pas le dire? &#187; Divers</title>
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	<description>Humeurs et coups de coeur des membres du CA</description>
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		<title>Les arts en perte de grammaire et de repères</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 10:39:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Jérôme Thomas, administrateur Arts du cirque Je pense que la seule manière de défendre une politique de la culture aujourd’hui est de faire en sorte que l’ensemble des acteurs de la culture se remette au travail pour aller dans une direction commune. J’ai pu observer, en tant qu’artiste de terrain, un glissement de sens dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft size-full wp-image-230" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px;" title="jerome_thomas" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/09/jerome_thomas.jpg" alt="" width="100" height="150" />Jérôme Thomas, administrateur Arts du cirque</em></p>
<p>Je pense que la seule manière de défendre une politique de la culture aujourd’hui est de faire en sorte que l’ensemble des acteurs de la culture se remette au travail pour aller dans une direction commune. J’ai pu observer, en tant qu’artiste de terrain, un glissement de sens dans l’ensemble du paysage culturel allant de l’idéologie des combats d’idées– celle qui fut défendue par Antoine Vitez dans les années 70, par exemple &#8211; à un sens beaucoup plus pragmatique qui porte sur la gestion des entreprises culturelles et leur industrialisation. Les artistes ont désormais des préoccupations centrées sur leur statut et leur image. Les acteurs culturels doivent, face à leurs élus, se préoccuper du devenir de « leur maison ». Hier, les artistes étaient soutenus &#8211; ou combattus &#8211; pour leurs idées par la société civile. Aujourd’hui, c’est pour leur capacité à être tout à la fois virtuoses, grand public, élitistes pour tous, rentables, « digests ». Les censures sont aux portes de notre époque. Deux compagnies se sont vues dernièrement refuser le droit de jouer des œuvres trop sensibles sur le thème du nucléaire, les élus ayant considéré que l’actualité de Fukushima avait traumatisé le peuple japonais et que, par décence, il ne fallait pas en parler ni porter un regard artistique sur la place publique.</p>
<p>Les artistes sont assimilés, en terme comptable, à la ligne de budget intitulée  « fluides » au même titre que le bois qui chauffe la maison, et les maisons culturelles s’interrogent désormais pour savoir si elles vont pouvoir acheter assez de bois pour chauffer leurs théâtres. La question n’est pas de savoir si la culture doit être pour tous ou pour chacun, elle est davantage dans l’idée de sanctuariser la culture en tant que « service public » au même titre que la santé et l’éducation – tel que cela a pu être défendu par le gouvernement précédent dans les années 2000. Nous ne pourrons défendre une politique de la culture que si nous entérinons définitivement cette idée de nationalisation de ces trois secteurs et une législation stricte empêchant d’utiliser l’argent public à des fins privées comme nous pouvons commencer à le voir avec le bourgeonnement de sociétés privées qui diffusent des œuvres créées dans le service public et qui sont surtout dirigées par les mêmes acteurs professionnels. Directeur de théâtre le matin en service public mais agent artistique l’après-midi en service privé. Ces signes sont nocifs quant à l’indépendance artistique et l’indépendance de la critique que sont censés représenter les artistes dans leurs imaginaires, au service de la cité.</p>
<p>Le risque du geste artistique devient calculé parce que les artistes ne peuvent plus se permettre la moindre faute qui pourrait peser sur leur économie. C’est la perte de l’acte généreux. C’est donc d’un choix de société dont il est question en premier lieu et cette question doit être débattue avant toute chose. Nous en sommes encore très loin.</p>
<p>D’autre part, il ne peut y avoir une politique de la culture tant que le fossé entre l’art et la culture se creusera. Les arts perdent leurs repères et leur grammaire. Comment la culture, dans ces conditions, peut-elle être relayée ? En tant qu’administrateur délégué à la Société des auteurs compositeurs dramatique pour les arts du cirque, j’initie une réforme profonde pour un nouvel éclairage en faveur de notre répertoire. En effet, depuis trente ans, les arts ont connus des croisements que l’on appelle <em>la transversalité des pratiques artistiques</em>. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Comme toute chose, le bon à ses effets pervers, les auteurs ne se reconnaissent plus dans le répertoire de formation qui est mis en commun, mais dans l’individualisation de leur forme artistique. Tout le monde est devenu un, tout le monde est singulier, individualisé, ce qui génère inéluctablement la perte de la mémoire de nos arts et la perte de sa grammaire. L’art se libéralise et perd ses racines. La réforme à laquelle nous travaillons a pour but d’intégrer les transversalités au sein d’un répertoire de prédilection, en conservant « la grammaire des registres du répertoire » qui sont, en quelque sorte, les repères qui permettent de saisir à nouveau la classification des œuvres, un peu comme une grande bibliothèque avec ses innombrables livres. Par exemple, pour les arts du cirque, la mémoire du répertoire le plus célèbre c’est le cirque lui-même.</p>
<p>Pour conserver l’idée d’un patrimoine des arts au service du citoyen et des publics,  il est nécessaire qu’une nouvelle pédagogie se crée afin de garder la relation indispensable des arts et de la culture, unis au diapason. C’est une nécessité absolue. Il ne peut y avoir de nation intelligente sans culture intégrant les arts.</p>
<p>Pour compléter mon point de vue d’artiste sur cette question – et ce, modestement car je ne suis pas dans une réflexion universitaire – j’ajouterai que l’ascenseur social dans la culture est au plus mal et que l’idée verticale selon laquelle il faut produire, diffuser des œuvres et calculer un retour sur investissement ne fonctionne plus. La démocratisation des pratiques artistiques obéissant à une politique fondée sur le productivisme ou sur la croissance s’essouffle. La seule politique possible pour la culture est un axe horizontal – tel que cela existe en Afrique du sud avec Nelson Mandela ou au Brésil avec Gilberto Gil – qui consiste à réinvestir le tissu social par les arts. Ce qui pourrait se traduire concrètement par les propositions suivantes : du spectacle vivant en première partie d’une séance de cinéma ; une « fête des arts » une fois dans l’année, dans chaque rue, dans les bars et discothèques, les hôpitaux et les prisons et du spectacle vivant à chaque mariage ; le réinvestissement des places publiques et des musées par les artistes grâce à une politique volontariste – mais nous en sommes très loin ! &#8211; ; le travail et le plein emploi pour les artistes dans leur fonction de service public, plutôt que cette injonction tyrannique qu’on leur fait et qui se traduit par la justification de leur réussite, de leur représentation.</p>
<p>La société devient le reflet de l’artiste alors qu’on lui demande le contraire.<br />
C’est ainsi que je vois la culture pour un pays : en lui développant  de nouveaux outils et en conséquence les moyens de la défendre.</p>
<p style="text-align: right;">Jérôme Thomas</p>
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		<title>La Culture, un secteur de l’économie comme les autres ?</title>
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		<pubDate>Mon, 23 May 2011 08:37:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Dominique Houdart, administrateur arts de la rue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts de la rue]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[culture]]></category>

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		<description><![CDATA[Ce titre, ce sujet de réflexion, est à priori une pure provocation. Ou, plus précisément, il exprime la dérive actuelle de la culture, qui devient de plus en plus un secteur économique, un marché plus ou moins florissant, avec l’industrie cinématographique, l’industrie du CD et du DVD, internet, le cinéma et la télévision. Mais avant [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-221" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px;" title="houdart_dominique" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/05/houdart_dominique.jpg" alt="" width="100" height="150" />Ce titre, ce sujet de réflexion, est à priori une pure provocation. Ou, plus précisément, il exprime la dérive actuelle de la culture, qui devient de plus en plus un secteur économique, un marché plus ou moins florissant, avec l’industrie cinématographique, l’industrie du CD et du DVD, internet, le cinéma et la télévision.<br />
Mais avant tout il faut bien distinguer l’art et la culture. Et définir ce qu’on entend par culture.<br />
L’art est un phénomène individuel.<br />
La culture est un phénomène collectif.<br />
La culture est ce qui est commun à un groupe, une nation, une région, une ethnie.<br />
C’est un véritable abus de langage de ne parler que de l’offre et la demande, de la consommation culturelle a propos des arts et des lettres.<br />
L’art, activité humaine, est le résultat du travail de l’artiste. Il devient objet culturel et par extension, par déformation, objet de spéculation.<br />
C’est donc une perversion ou un abus de langage que de parler de la culture comme d’un secteur de l’économie comme les autres. Cela revient à considérer l’artiste comme un producteur, un artisan.<br />
L’art échappe au secteur économique si on aborde ce secteur sous l’angle de la productivité.<br />
Et pourtant la culture fait l’objet des lois de l’offre et de la demande, d’une industrie de plus en plus importante.<br />
Il faut distinguer donc entre la culture objet artistique qui n’est pas soumise aux lois de l’économie, et l’industrie culturelle  proprement dite.</p>
<p>Mais pour aller plus loin, la distinction est plus difficile a faire quand on prend l’exemple du festival “off” d’Avignon, ou encore de « Off » d’Aurillac, qui , loin d’etre régis par les lois du marché, génèrent malgré tout un apport économique à la ville d’Avignon ou d’Aurillac tout à fait considérable, sans que les artistes en reçoivent le bénéfice.</p>
<p><em>&nbsp;&raquo; La culture de masse apparaît quand la société de masse se saisit des objets culturels, et son danger est que le processus vital de la société (qui comme tout processus biologique, attire insatiablement tout ce qui est accessible dans le cycle de son métabolisme) consommera littéralement les objets culturels, les engloutira et les détruira…..Leur nature est atteinte quand ces objets eux-mêmes sont modifiés -réécrits, condensés, digérés, réduits à l’état de pacotille pour la reproduction ou la mise en image.</em><br />
<em> Cela ne veut pas dire que la culture se répande dans les masses, mais que la culture se trouve détruite pour engendrer le loisir. Le résultat n’est pas une désintégration, mais une pourriture… &laquo;&nbsp;</em></p>
<p style="text-align: right;"><strong>Hannah Arendt, <em>La Crise de la Culture</em></strong></p>
<p style="text-align: left;">La culture, en résumé, est un secteur économique malgré elle ; ou qui souhaite rester hors circuit, mais tombe, souvent, plus ou moins malgré elle, dans cette “dérive” impliquée par le régime néolibéral dans lequel nous vivons.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Dominique Houdart</strong></p>
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		<title>La poussière, le numérique et Victor Hugo</title>
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		<pubDate>Tue, 21 Apr 2009 14:13:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand van Effenterre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Disons-le tout net, avec le livre numérique, nouveau dada des bobos, on ne peut pas faire la poussière. Quelle jolie expression, faire la poussière! « Ginette, vous ferez la poussière dans la bibliothèque de Monsieur »… Aujourd’hui, n’ayant pas encore compris grand-chose au chèque emploi-service, c’est moi qui fais la poussière dans la bibliothèque… Ce [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img src='http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2009/04/livrenumerique.jpg' alt='Livre Numérique' width="150" align="left"  /><br />
Disons-le tout net, avec le livre numérique, nouveau dada des bobos, on ne peut pas faire la poussière.<br />
Quelle jolie expression, faire la poussière!<br />
« Ginette, vous ferez la poussière dans la bibliothèque de Monsieur »…</p>
<p>Aujourd’hui, n’ayant pas encore compris grand-chose au chèque emploi-service, c’est moi qui fais la poussière dans la bibliothèque… Ce que ma Grand-Mère appelait « les à-fonds de printemps ».<br />
Donc, ce dimanche j’ai fais la poussière…On vide les étagères l’une après l’autre, on secoue les livres et on les replace… De temps en temps il y en a un qui tombe par terre, patatra… Il faut descendre de l’escabeau, le prendre en main, remonter et le replacer…<br />
Et comme je suis plutôt livre que poussière, je ne suis pas remonté, j’ai retourné celui qui était tombé et commencé à lire les deux pages ouvertes :<br />
<span id="more-79"></span></p>
<p>« Quel est, en effet, j’en appelle à vos consciences à tous, quel est le grand péril de la situation actuelle ? L’ignorance. L’ignorance encore plus que la misère, l’ignorance qui nous déborde, qui nous assiège, qui nous investit de toutes parts, c’est à la faveur de l’ignorance que certaines doctrines fatales passent de l’esprit impitoyable des théoriciens dans le cerveau des multitudes. Et c’est dans un pareil moment, devant un pareil danger, qu’on songerait à attaquer, à mutiler, à ébranler toutes ces institutions qui ont pour but spécial de poursuivre, de combattre, de détruire l’ignorance… »</p>
<p>Et encore un  peu plus loin : « Il faudrait multiplier les écoles, les chaires, les bibliothèques, les musées, les théâtres, les librairies. Il faudrait multiplier les maisons d’études où l’on médite, où l’on s’instruit, où l’on se recueille, où l’on apprend quelque chose, où l’on devient meilleur ; en un mot, il faudrait faire pénétrer de toutes parts la lumière dans l’esprit du peuple, car c’est par les ténèbres qu’on le perd… »</p>
<p>Formidable discours de Victor Hugo en 1848 devant l’Assemblée Nationale que vous trouverez dans ses œuvres complètes publiées chez Laffont et que dont je vous conseille vivement  la lecture intégrale !</p>
<p>Alors j’ai pensé à nos petits députés socialistes planqués derrière le rideau comme des gamins pour jouer un mauvais tour au gouvernement sans réfléchir au fait qu’en ne votant pas la loi Hadopi, ils prenaient, comme le dit très justement Denis Olivennes dans son blog, «la tête de la croisade pour défendre la liberté du renard télécoms dans le poulailler du cinéma et de la musique ».</p>
<p>Alors j’ai pensé pêle-mêle aux Entretiens de Valois, à la diminution des crédits, à la suppression des subventions, au refus du compte de soutien auteur, aux restrictions budgétaires dans l’audiovisuel public, à la Ronde des obstinés, à la manifestation des médecins, à la grève des chercheurs, à celles des universités, etc…etc…<br />
Et je me suis dit que, oui, décidément, quand un créateur comme Victor Hugo se mêle de politique, c’est d’une autre envergure que quand les hommes politiques se piquent de création !</p>
<p>Avec le livre numérique, vous n’avez pas la poussière à faire… C’est vrai, mais essayez de laisser tomber votre e-book par terre, il y a peu de chance que vous puissiez relire Victor Hugo !</p>
<p>Bertrand van Effenterre</p>
<p>PS : après la projection numérique, le livre numérique, on pourrait croire que je suis allergique au numérique ! Rassurez-vous, j’ai un i-phone qui me sert à tout… ou presque, mais pas encore, malheureusement, à faire la poussière !</p>
]]></content:encoded>
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		<title>LA GUERRE DE JOP &#8211; Roman de Michel SIBRA</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Oct 2008 10:56:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Eduardo Manet</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Michel Sibra est scénariste, réalisateur, romancier et Breton. C’est-à-dire : il sait de quoi il parle quand il s’agit de raconter une histoire dont une partie de l’action et le personnage central s’inspirent de sa terre natale. Le début de son deuxième roman La Guerre de Jop donne, en quelques phrases, le ton du livre. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Michel Sibra est scénariste, réalisateur, romancier et Breton. C’est-à-dire : il sait de quoi il parle quand il s’agit de raconter une histoire dont une partie de l’action et le personnage central s’inspirent de sa terre natale. Le début de son deuxième roman La Guerre de Jop donne, en quelques phrases, le ton du livre.<br />
<em>« Celui qui n’a jamais vécu le déchaînement d’une tempête d’équinoxe sur les côtes de Bretagne ne peut pas prétendre connaître l’enfer. Seules les explosions assourdissantes des bombes incendiaires sur une ville assiégée rappellent la furie de la mer. »</em><br />
Sibra le Breton connaît bien ces tempêtes d’équinoxe. Le romancier sait nous décrire la tempête, la mer, la voile déchirée qui bat au milieu des vagues, les gens qui regardent de loin le désastre. Une embarcation avalée par l’océan, deux jeunes marins en danger de mort. Une mère témoin du naufrage qui hurle son désarroi.<br />
Le réalisateur et le scénariste aident le romancier à bien décrire les moments forts du livre.<br />
Le lecteur suit les aventures de Jop le Rouzic comme le spectateur suivrait le déroulement d’un film dans une salle de cinéma.<br />
C’est pour moi, la qualité essentielle de ce livre : les images s’imposent, les situations décrites sont intenses, les dialogues ont la sobriété qui correspond aux personnages. Jop et ses compagnons sont des hommes simples, broyés par un ouragan implacable : la Première Guerre mondiale.<br />
Un livre grave, donc, qui possède aussi un sens de l’humour particulier : l’humour qui naît du désespoir.<br />
Offrez-vous quelques heures de belle lecture.<br />
<strong>La guerre de Jop</strong> est un roman publié chez <em>Thalès</em>. Prix : 19.90 euros.</p>
<p align="right"><strong>Eduardo Manet</strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Pour Hugo Clauss</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Apr 2008 13:02:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Jabon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[A peine un grand de ce monde s&#8217;en va qu&#8217;un certain ordre s&#8217;établit. N&#8217;est-ce pas justifié?  Il s&#8217;agit de toucher l&#8217;opinion en racontant une vie, en parcourant les moments clés d&#8217;un parcours littéraire, poétique, théâtral, scénaristique, cinématographique, pictural. Pour ceux qui ont connu l&#8217;homme, c&#8217;est le moment de témoigner en apportant un éclairage, une anecdote, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>A peine un grand de ce monde s&#8217;en va qu&#8217;un certain ordre s&#8217;établit.<br />
N&#8217;est-ce pas justifié?  Il s&#8217;agit de toucher l&#8217;opinion en racontant une vie, en parcourant les moments clés d&#8217;un parcours littéraire, poétique, théâtral, scénaristique, cinématographique, pictural.<br />
Pour ceux qui ont connu l&#8217;homme, c&#8217;est le moment de témoigner en apportant un éclairage, une anecdote, un souvenir.<br />
L&#8217;ensemble forme alors la synthèse d&#8217;une célébration, essentielle pour faire connaître une œuvre aussi imposante que celle d&#8217;Hugo Claus.</p>
<p>La presse, qu&#8217;elle soit flamande ou francophone, en a fait ses premières pages (phénomène assez rare pour le souligner, la culture étant chez nous plutôt reléguée aux dernières pages).<br />
Et le résultat est impressionnant.<br />
On y parle d&#8217;Hugo Claus comme d&#8217;un sphinx, un Titan, le plus grand écrivain de Flandre.  Et ne suffit-il pas de se replonger dans &laquo;&nbsp;L&#8217;Etonnement&nbsp;&raquo;, le &laquo;&nbsp;Chagrin des Belges&nbsp;&raquo; ou dans ses &laquo;&nbsp;Poèmes d&#8217;Oostakker&nbsp;&raquo; pour s&#8217;en rendre effectivement compte?<br />
L&#8217;enfant terrible des lettres belges reçoit également un vibrant hommage de notre ex premier ministre Guy Verhofstadt (qui confesse avoir eu avec Claus des rencontres existentielles).<span id="more-74"></span><br />
Ce qui est frappant dans tous les articles, c&#8217;est la manière dont l&#8217;œuvre est à ce point liée à celui qui l&#8217;a produite.  Tout semble s&#8217;articuler dans un passage sans faille, sans écart, entre la tête, la main, le résultat.  Ce qui s&#8217;écrit est ce qui se vit, ou s&#8217;est vécu.  Et quand ce n&#8217;est pas le cas (comme &laquo;&nbsp;Vie et œuvres de Léopold II&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;Le Lion des Flandres&nbsp;&raquo;) cela passe à ce point au tamis du vif qu&#8217;il en résulte une espèce de dialogue ou confrontation aiguë, cannibalisée, entre Claus et son sujet.</p>
<p>Cet éloge général met donc de l&#8217;ordre dans une vie, en installant une logique, une cohérence dans son histoire.<br />
Sauf qu&#8217;Hugo Claus a passé sa vie à déranger, à troubler l&#8217;ordre établi, qu&#8217;il soit moral, politique, religieux ou culturel.<br />
Même sa mort (le choix délibéré de l&#8217;euthanasie face à un alzheimer qui  après avoir entravé toute possibilité d&#8217;écriture l&#8217;empêchait maintenant de terminer parfois ses phrases), il l&#8217;a gérée comme il l&#8217;entendait, lançant un dernier pied de nez à cette partie de la Flandre catholique… qu&#8217;il avait déjà fustigée en réalisant en 1989 pour le cinéma &laquo;&nbsp;Het Sakrament&nbsp;&raquo; formidable diatribe contre la Flandre bigote.<br />
Forte personnalité défrayant la chronique (ses amours avec Sylvia Kristel), ne mâchant jamais ses mots sur ce qui relève du bien-pensant, Hugo Claus n&#8217;aura cessé de retourner comme un gant tout ce qui aurait pu le fixer, le figer dans une posture définitive.  Ni Dieu, ni maître, clamait-il.<br />
Qu&#8217;est-ce qui mène alors un auteur à poursuivre un travail de création aussi colossal et multiforme?  Seulement l&#8217;énergie vitale, cette vigueur que la nature lui a accordé ou qu&#8217;il fouettait pour la mener où bon lui semble?</p>
<p>Traquer tout ce qui obscurcit, tout ce qui déchoit, voilà peut-être ce qui l&#8217;a guidé.</p>
<p>Aussi, nous fait-il sans cesse prendre conscience que si une opacité irréductible constitue l&#8217;essence propre de l&#8217;homme, de son destin et du monde, cette opacité, il s&#8217;agit paradoxalement sans cesse de la creuser, la trancher, l&#8217;évider, la trouer, cherchant par là une transparence à soi-même qui permettrait de saisir, au moins par fulgurances, nos possibilités authentiques, celles qui conjugueraient enfin liberté et vérité.</p>
<p>La SACD, dont il faisait partie, l&#8217;a honoré de son vivant.<br />
A nous, ses pairs, maintenant qu&#8217;il est passé de l&#8217;autre côté du miroir, de continuer inlassablement à défendre et à porter ses livres, ses films, ses poèmes, son théâtre, à la connaissance des générations futures.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>The Medium et Bluebeard’s Castle</title>
		<link>http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2008/03/26/the-medium-et-bluebeards-castle/</link>
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		<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 11:24:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Dunoyer, administrateur Musique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[L’ami Bertrand Tavernier, cinéaste-cinéphile et néanmoins mélomane a déniché pour moi deux merveilleux DVD d’opéras, deux raretés à savourer: The Medium musique, livret et mise en scène de Gian-Carlo Menotti (réf: VAI &#8211; Video Artists International &#8211; VAI DVD 4218 &#8211; www.vaimusic.com) et Bluebeard’s Castle musique de Béla Bartòk, livret de Béla Balàzs, mise en [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">L’ami Bertrand Tavernier, cinéaste-cinéphile et néanmoins mélomane a déniché pour moi deux merveilleux DVD d’opéras, deux raretés à savourer:</span></p>
<p><img id="image73" src="http://www.sacd.fr/blogca/wp-content/uploads/2008/03/the-medium.jpg" alt="The Medium" align="left" /><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><strong><em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">The Medium</span></em></strong><br />
<em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">musique, livret et mise en scène de Gian-Carlo Menotti</span></em><br />
<span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">(réf: VAI &#8211; Video Artists International &#8211; VAI DVD 4218 &#8211; www.vaimusic.com) et</span></span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"><br />
<strong><em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Bluebeard’s Castle</span></em></strong><br />
<em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">musique de Béla Bartòk, livret de Béla Balàzs, mise en scène de Michael Powell, hélas pas encore édité.<br />
</span></em><br />
<strong><em></em></strong> </span></p>
<p class="MsoNormal">&nbsp;</p>
<p class="MsoNormal"><strong><em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">The Medium</span></em></strong><em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span></em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">a été créé à la scène en 1946 à New York. Cette version filmée date de 1950. Elle a été tournée en Italie, dans une très belle réalisation du compositeur-librettiste.<br />
Dans un noir et blanc aux lumières envoûtantes, Menotti nous emmène dans l’univers sombre de Mme Flora, faux médium qui dupe et exploite sans vergogne de pauvres gens en quête de communication avec des êtres chers disparus. Lors d’une séance de « spiritisme » dont elle croit maîtriser toute la mise en scène, une manifestation étrange la saisit de terreur…</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> Homme de théâtre autant que musicien, Gian-Carlo Menotti a consacré l’essentiel de son œuvre de compositeur à l’opéra, écrivant lui-même ses livret et assurant souvent la mise en scène de ses créations. La force de sa musique réside dans sa puissance dramatique, sa capacité à planter un décor, évoquer une atmosphère, traduire les sentiments des personnages. Pour autant, Menotti n’a jamais renoncé au plaisir de la mélodie, ne suivant pas la tendance majoritaire de l’opéra du 20<sup>ème</sup> siècle qui privilégie plutôt le récitatif. En cela, il est davantage l’héritier de Puccini que de Debussy. Dans « Le Médium », le personnage de Monica, interprété avec une grande fraîcheur par la toute jeune Anna Maria Alberghetti (14 ans au moment du tournage), nous régale de quelques unes de ces chansons pleines de charme et de simplicité. En contrepoint de la lumineuse Monica, Mme Flora est campée par une Marie Powers ténébreuse et inquiétante, qui tyrannise son entourage et fascine sa clientèle. On est frappé par la clarté de la diction et la justesse d’interprétation de tous les chanteurs qui composent la distribution. Sans doute une exigence de Menotti, qui contribue beaucoup à la réussite de ce film. Ombre et lumière, innocence et cynisme, charlatanisme et surnaturel se côtoient dans cette oeuvre rare. Y a-t-il beaucoup d’exemples d’opéras filmés dont la réalisation a été confiée au compositeur lui-même?</span></p>
<p class="MsoNormal"><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;"> </span><strong><em><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">Bluebeard’s Castle</span></em></strong><span style="font-size: 10pt; font-family: Arial;">, titre original <em>« A Kekszakallu Herceg Vara », </em>a été créé le 24 mai 1918 à Budapest, sur un livret de Béla Balàzs, en langue hongroise. C’est l’unique opéra de Béla Bartòk, génie musical dont l’œuvre fascinante est celle d’un des plus grands compositeurs du 20<sup>ème</sup> siècle.<br />
La version présentée sur ce DVD est une adaptation en allemand, remarquablement interprétée par Norman Foster (Barbe Bleue) et Ana Raquel Satre (Judith). Outre la qualité du livret de Béla Balàzs et musique géniale de Bartòk, ce qui fait la force de ce film, c’est la mise en scène somptueuse de Michael Powell, qui nous emmène dans un voyage onirique au milieu de décors mi-abstraits, mi-évocateurs, mais toujours d’une beauté plastique saisissante.</span></p>
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		<title>A Libération</title>
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		<pubDate>Wed, 26 Mar 2008 08:19:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bernard Cavanna</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Patti Smith s’étonne que la Culture Française puisse recevoir de l’argent de l’Etat, mais ne semble pas s’encombrer de recevoir celui de Cartier ; la musique Rock soutenue par Rollex, Areva ou quelques grands du CAC 40, une bien belle révolution ! Pourtant, les plus grandes constructions artistiques, musicales et humaines furent créées grâce à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Patti Smith s’étonne que la Culture Française puisse  recevoir de l’argent de l’Etat, mais ne semble pas s’encombrer de recevoir celui  de Cartier ; la musique  Rock soutenue par Rollex, Areva ou quelques grands du CAC 40,  une bien belle révolution !</p>
<p>Pourtant, les plus grandes constructions  artistiques, musicales et humaines furent créées grâce à l’aide de mécènes  éclairés, aujourd’hui remplacée par l’Etat.</p>
<p>Avec les raisonnements de  notre éminente rockeuse, notre société n’aurait certainement pas eu la capacité  de produire une symphonie de Beethoven ou de Malher, quelques mesures de Wagner,  une scène d’un opéra de Berg ou un accord du <em><span style="font-style: italic">Sacre </span></em>de Stravinsky.</p>
<p>Je crois  comprendre alors qu’il faudrait souhaiter un désengagement de l’Etat et de notre  sacro-sainte exception française, s’en remettre et faire confiance aux nouveaux  détenteurs de l’action culturelle : Pinault, Cartier ou autres argentiers qui se  reconnaissent à priori plus en Patti Smith qu’en Ligeti ou Berio.</p>
<p>Les  orchestres et autres ensembles sont bien coûteux pour continuer à les entretenir  sur le dos de la  communauté. Laissons donc aux sponsors (comme aux Etats Unis),  la gestion des orchestres et contentons-nous d’une programmation « saine »,  « rassurante », de Bach à Ravel, conforme à l’usage, un répertoire bien figé  sans lien nouveau avec notre monde.</p>
<p>La Ministre  de la Culture peut  sauter de joie. L’argumentaire tombe bien à propos et votre journal en fait  généreusement l’écho, lui si prompt à casser du Sarkozy.</p>
<p>Il y avait  pourtant hier un rêve républicain, une autre ambition (constructions de Maisons  de la culture, conservatoires, création d’orchestres en Région, formations  contemporaines …) ; devons-nous nous en remettre à la plupart des décideurs  d’aujourd’hui, politiques, chefs de rédaction, directeurs de programmes … qui  pensent toujours que la musique est un art compliqué, difficile et obscur pour  devoir s’acharner à la défendre.</p>
<p>Ouvrons donc bien grand nos  sacs-poubelles et mettons-y <em><span style="font-style: italic">le Grand Macabre  </span></em>(Ligeti), <em><span style="font-style: italic">Les Trois sœurs </span></em>(Eötvös), <em><span style="font-style: italic">Jonchae  </span></em>(Xenakis), <em><span style="font-style: italic">Metaboles</span></em> (Dutilleux), puisse que cela coûte !</p>
<p>Merci Patti Smith, merci  Libération</p>
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		<title>A la recherche du PQ perdu</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Feb 2008 13:30:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Daniel Larrieu</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle vivant]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis longtemps le monde de l&#8217;art vivant tente de se faire entendre auprès des différentes institutions, disons l&#8217;état et les partenaires locaux pour résumer, sur l&#8217;ensemble des conditions qui déterminent le travail de création et de diffusion de l&#8217;art vivant. Les Entretiens de Valois semblent être l&#8217;endroit où se répète depuis quelques semaines la nouvelle [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Depuis longtemps le monde de l&#8217;art vivant tente de se faire entendre auprès des différentes institutions, disons l&#8217;état et les partenaires locaux pour résumer, sur l&#8217;ensemble des conditions qui déterminent le travail de création et de diffusion de l&#8217;art vivant. <em>Les Entretiens de Valois</em> semblent être l&#8217;endroit où se répète depuis quelques semaines la nouvelle mise en scène à laquelle nous avons eu la chance de participer, je devrais dire auditionner.<br />
Imaginons une cocotte en papier, vous connaissez, le truc avec les coins de couleurs, t&#8217;en veux combien, 8 ou 3, et la cocotte donne sa réponse ou son gage.</p>
<p>Alors d&#8217;un coté, les partenaires locaux, régions, départements, villes qui demandent à l&#8217;état très groupé, les conditions du partage, entendez, &laquo;&nbsp;sympa le déjeuner mais qui règle l&#8217;addition ?&nbsp;&raquo;.<br />
De l&#8217;autre, un truc dont je n&#8217;avais pas le souvenir, le patronat, les grandes institutions et les syndicats des représentants du personnel, légitime tout cela mais version frontale, pas commode de s&#8217;y retrouver. Je ne suis pas assez dans la réalité.</p>
<p>Dans mon coin, je comptais sur ma cocotte en papier, aller 6 par ici, oh la belle réponse et hop là 3 ici, la table trop grande pour voir et entendre tout le monde. Et puis quelqu&#8217;un lâche &laquo;&nbsp;PQ&nbsp;&raquo;, je marque l&#8217;arrêt comme à la chasse.  PQ, je me dis, &laquo;&nbsp;quoi? il me manque un truc, un décodeur, mais j&#8217;ai compris vite, &laquo;&nbsp;Personnalités Qualifiées&nbsp;&raquo; pour passer par les rituels groupes de travail.</p>
<p>J&#8217;ai compris, moi, version auteur, j&#8217;étais un PQ. On m&#8217;a dit discrètement qu&#8217;il valait mieux que je sois là comme artiste, c&#8217;est à dire bien posé sur la cheminée, en attendant, au cas où on aurait besoin d&#8217;idée. A moins que les PQ soient là pour les besoins des uns et des autres, je garde ma cocotte, elle va servir. La prochaine fois, les auteurs feront, promis, des avions à réactions.</p>
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		<title>Festival &#171;&#160;Premiers Plans&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jan 2008 11:09:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand van Effenterre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Audiovisuel]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Angers, lundi 21 janvier, Festival « Premiers Plans ». 14 h. Grande salle. Environ 300 personnes. Face à elles, seule, assise à une table, une actrice, Isabelle Carré. Entre eux, un texte, un scénario. Un scénario d’un film pas encore tourné. Juste un texte, avec la crudité des mots, et l’aridité des didascalies, « la [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Angers, lundi 21 janvier, Festival « Premiers Plans ».<br />
14 h. Grande salle. Environ 300 personnes.<br />
Face à elles, seule, assise à une table, une actrice, Isabelle Carré.<br />
Entre eux, un texte, un scénario.<br />
Un scénario d’un film pas encore tourné.<br />
Juste un texte, avec la crudité des mots, et l’aridité des didascalies, « la colonne de gauche ».<br />
<em> La Vacillante</em>, le scénario de Philippe Van Leeuw, un chef opérateur qui écrit là son premier long métrage.<br />
Le silence est total.<br />
La voix d’Isabelle Carré s’élève… Peu à peu elle prend son rythme faisant jaillir des mots les images virtuelles de ce film qui se passe à Kigali au milieu des massacres rwandais.<br />
Une heure quarante cinq d’une lecture à peine troublée par le bruit des pages qu’Isabelle tourne au fur et à mesure que se découvre l’histoire de Jacqueline, la jeune tutsi perdue au milieu des massacres.<span id="more-68"></span><br />
C’est la première fois que j’assiste à ces lectures publiques de scénarios de longs-métrages dont Angers a pris l’initiative il y a quelques années et que France Culture a décidé de retransmettre (au mois de mai prochain).<br />
Il y a eu quelque chose de magique dans cette lecture, dans l’attention incroyable des spectateurs portés par la voix de la comédienne. Comme c’est le cas, semble-t-il, à chacune des lectures. Pourtant, ce ne sont pas des textes de théâtre, on a l’habitude des lectures au théâtre, non, ce sont juste des scénarios, c’est-à-dire des instruments de travail, pas des textes littéraires… Et cependant, miracle, le film est là, dans la tête des auditeurs, comme si les images se déroulaient sur un écran, devant eux…<br />
Formidable expérience sans doute aussi pour l’auteur qui, pour la première fois, voit son texte devenir spectacle, et sent l’attention, presque palpable, du public évoluer au fur et à mesure des émotions que ses mots suscitent.</p>
<p>Alors, ne ratez surtout pas les lectures publiques de premiers scénarios du Festival d’Angers !</p>
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		<title>Les communiqués de presse</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Jan 2008 09:34:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand van Effenterre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Audiovisuel]]></category>
		<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Les communiqués de presse, ça ressemble souvent au pudding que j’allais acheter à la boulangerie quand je sortais de classe vers cinq heures le soir, il y quelques  (nombreuses) années : c’est lourd comme un pavé, complet comme un pain sans levain et indigeste comme tout ce qui est bon… On aurait tort, cependant, de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p>Les communiqués de presse, ça ressemble souvent au pudding que j’allais acheter à la boulangerie quand je sortais de classe vers cinq heures le soir, il y quelques  (nombreuses) années : c’est lourd comme un pavé, complet comme un pain sans levain et indigeste comme tout ce qui est bon…</p>
<p>On aurait tort, cependant, de ne pas lire attentivement le communiqué <a target="_blank" href="http://www.sacd.fr/actus/cp/2008/remuneration-auteurs23012008.asp">publié hier</a> après la réunion tenue à l’ARP  mardi soir par l’ensemble des organisations représentant les auteurs. Car il s’y dit des choses fort importantes : opacité des recettes, pourcentages ridicules, frais illimités, commissions d’intervention abusives, absence de contrôle réel des comptes, etc… etc… tout dans la production cinématographique et audiovisuelle aujourd’hui concourt à éjecter des recettes la part due aux auteurs…<br />
Conséquence : ceux qui ont le pouvoir de le faire imposent un minimum garanti suffisamment important pour que l’absence de participation aux recettes ne leur soit pas trop préjudiciable, les autres se contentent de ce qu’on leur donne !<span id="more-67"></span><br />
La Loi de 1957 et celle de 1985 sur la propriété littéraire et artistique sont détournées, ignorées, oubliées…</p>
<p>Pour éviter que notre situation ne devienne tributaire d’une forme de « copyright du pauvre », il faut que les auteurs obtiennent que la rémunération due pour les nouveaux moyens d’exploitation des œuvres, internet, téléphone portable etc… relève de la gestion collective. Comme pour l’exploitation par télédiffusion. Sinon, très vite, les intermédiaires, les frais réels ou imaginaires,  les commissions d’intervention, les pourcentages ridicules etc… lamineront à nouveau les futures modes d’exploitation de nos œuvres et rendront inexistants nos revenus.<br />
Et puis, parallèlement, il faut réfléchir à un organisme de contrôle des comptes. Un auteur, seul, ne peut, efficacement, exiger d’un producteur la remise annuelle et obligatoire des comptes, sans mettre en danger sa relation avec le producteur. Le travail de contrôle des comptes est, de plus,  un travail complexe, particulier et très technique. Les auteurs pourraient envisager de mandater tous ensemble un organisme qui se chargerait chaque année de contrôler une ou plusieurs sociétés de production tirées au sort, suivant l’exemple des guildes américaines.<br />
La menace de contrôle conduirait certainement à un tout petit peu plus de clarté dans la gestion des recettes des films…</p>
<p>Mais, bien sûr, que ces quelques lignes ne vous dispensent pas de lire et le communiqué des associations des auteurs et, surtout, les études du Ministère de la Culture sur la rémunération des auteurs !</p>
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