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	<title>Pourquoi ne pas le dire?</title>
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	<description>Humeurs et coups de coeur des membres du CA</description>
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		<title>Le Bain de Vapeur</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 16:22:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Nilly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Radio]]></category>

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		<description><![CDATA[Yves Nilly, aministrateur Radio Non, bain de vapeur n’est pas une allusion à un régime amaigrissant pour droits d’auteur sur internet ou le moyen de se redonner bonne figure et le teint frais avant d’affronter la campagne électorale. « Bain de vapeur » est une pièce, « une comédie de mœurs et un mélodrame, rempli [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_292" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/11/Nilly150.jpg"><img class="size-full wp-image-292" title="Yves Nilly" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/11/Nilly150.jpg" alt="Photo de Yves Nilly" width="150" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit : E.R. Espalieu</p></div>
<p><em>Yves Nilly, aministrateur Radio</em></p>
<p>Non, bain de vapeur n’est pas une allusion à un régime amaigrissant pour droits d’auteur sur internet ou le moyen de se redonner bonne figure et le teint frais avant d’affronter la campagne électorale. « Bain de vapeur » est une pièce, « une comédie de mœurs et un mélodrame, rempli de bruit et de fureur » comme l’indique son auteur, Roland Dubillard, disparu à la fin de l’année dernière.</p>
<p>France Culture a eu la belle initiative de rediffuser quelques-unes de ses œuvres. C’est cela la force et la richesse de la radio, faire découvrir les nouveaux auteurs, mais aussi redécouvrir, réécouter, se rappeler, comme lorsque l’on rouvre avec plaisir un livre enfoui dans nos bibliothèques ou nos souvenirs.</p>
<p>Mais ce dont je ne doute pas, c’est que beaucoup d’auditeurs, d’internautes ou de mobinautes découvriront tout simplement Dubillard. N’hésitez pas, plongez-vous dans ce bain de vapeur et de jouvence, le 29 janvier à 21h, ou en streaming ou via le podcast. Lonsdale, Marthouret et les autres, leurs voix magiques pour ces conversations à bâtons rompus dans un lieu de cure, sur fond de drame passionnel, d’enquête policière et de catastrophe naturelle.</p>
<p>L’absurde, le loufoque et la poésie de Dubillard, vous pourrez d’ailleurs les retrouver en réécoutant via le podcast « Où boivent les vaches », créée à la radio en 1970, dans une réalisation de Jean-Pierre Colas, deux ans avant d’être montée par la Cie Renaud-Barrault dans une mise en scène de Roger Blin.</p>
<p>L’occasion aussi de saluer la mémoire de Jean Couturier, le réalisateur du « Bain de vapeur ». Producteur et réalisateur, Jean était un amoureux de la radio et du son, un créateur de formes qui n’avait de cesse de transmettre son savoir-faire et donner leur chance aux auteurs et créateurs. Jean était le portrait de la radio que nous souhaitons pour demain : inventive, indéfinissable, mobile, généreuse et audacieuse.</p>
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		<title>Le Président de la République à l’écoute du spectacle vivant</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 10:34:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Paul Alègre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spectacle vivant]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-Paul Alègre, Vice-Président Théâtre Le 14 novembre dernier, le Président de la République a souhaité prendre le temps, au cours d’un déjeuner convivial, d’évoquer les problèmes du spectacle vivant. Quand j’écris prendre le temps, il ne s’agit pas d’une simple formule. Que l’on en juge : nous invitant à nous asseoir à 13 heures précises, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2010/09/13/un-administrateur-au-ca-le-feuilleton-episode-numero-2/alegre_jean_paul100-2/" rel="attachment wp-att-240"><img class="alignleft size-full wp-image-240" title="Jean-Paul Alègre" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2010/09/alegre_jean_paul1001.jpg" alt="Jean-Paul Alègre" width="150" height="100" /></a></p>
<p><em>Jean-Paul Alègre, Vice-Président Théâtre</em></p>
<p>Le 14 novembre dernier, le Président de la République a souhaité prendre le temps, au cours d’un déjeuner convivial, d’évoquer les problèmes du spectacle vivant.</p>
<p>Quand j’écris prendre le temps, il ne s’agit pas d’une simple formule.<br />
Que l’on en juge : nous invitant à nous asseoir à 13 heures précises, le Président ne nous a quittés que deux heures trente plus tard ! Si je souligne ce point, c’est qu’il me paraît essentiel, car, quelles que soient les opinions ou positions politiques des participants (et il est inutile de préciser combien elles sont diverses !), chacun s’accorda à reconnaître qu’il y avait là un signal fort, encourageant, à la hauteur des ce que nous estimons devoir être la place du spectacle vivant dans notre société.</p>
<p>Se trouvaient réunis autour du président, de son Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand et de son Conseiller pour la Culture, Olivier Henrard, François le Pillouër, président du Syndéac, Michel Lefeivre, président du Syndicat National des Scènes Publiques, Christian Schiaretti, directeur du TNP, Bernard Murat, directeur du théâtre Edouard VII et président du Syndicat des Théâtres privés, Jean-Louis Martinelli, directeur du Théâtre des Amandiers, Olivier Py, directeur du Théâtre national de l’Odéon, Emmanuel Demarcy-Motta, directeur du Théâtre de la Ville, Olivier Meyer, directeur du Théâtre de l’Ouest Parisien, Jean-Marie Besset, directeur du CDN de Montpellier, Cyril Gely, auteur du succès parisien, Diplomatie, Jean-Pierre Vincent, ancien administrateur du Français.<br />
J’avais donc plus spécifiquement la tâche de porter la parole collective des auteurs.</p>
<p>Ma première intervention fut donc évidente. Il convenait de souligner que le Président soutient fermement le droit d’auteur, dans une époque où ce dernier ne manque pas d’adversaires résolus, dont les plus dangereux sont ceux qui, de bonne foi pourrait-on dire, l’ignorent ou se demandent à quoi il peut bien servir, et ceux qui, plus consciemment, le déclarent obsolète face aux nouvelles technologies.</p>
<p>Nicolas Sarkozy, très au fait de ces questions, nous reprécisa ses convictions dans ce domaine. Nous les partageons, bien évidemment.<br />
Je vis qu’il était moins disposé à m’entendre lorsque je lui fis remarquer que le relèvement de la TVA, de 5,5 à 7 pour cent représentait pour nous, les auteurs, une double peine, puisque nos œuvres, pour vivre, ont besoin du relais de la scène, mais aussi, bien souvent, du livre. Le président, très combatif sur ce sujet, eut beau jeu de me rétorquer que la TVA restait à 2,2 pour cent pour les 140 premières représentations d’un spectacle, et que, en période de crise, nous étions relativement épargnés. Je lui concédai qu’il était un redoutable débatteur et que j’étais un piètre fiscaliste, mais la question fut posée et le débat n’est pas clos !<br />
Sur les autres grands sujets que la SACD souhaitait évoquer, la question de la création d’un observatoire des pratiques du théâtre semble faire consensus, même si le Président souhaite qu’il soit piloté par la profession, ce qui n’est pas tout à fait notre conception.</p>
<p>Il y a, par contre, plus de difficultés à se mettre d’accord sur la création d’un fonds de soutien au spectacle vivant, mais cela est surtout dû à de profondes divergences de vue au sein même de la profession, certains craignant qu’une structure de cette nature amorce un désengagement de l’État à l’égard du théâtre public. Nicolas Sarkozy a par ailleurs défendu avec fougue la création d’un tel dispositif dans le secteur de la musique (Centre national de la musique financé par les fournisseurs d&#8217;accès à Internet) et il a insisté sur le fait que cette décision ne préjudicierait en rien à la prise de mesures comparables dans le secteur du théâtre, si les professionnels faisaient preuve de la même force de proposition que la filière musicale.</p>
<p>Enfin, et ce n’est pas la moindre des avancées, le Président de la République n’est pas opposé à l’idée de proposer une loi d’orientation sur le spectacle vivant qui permette de fixer des objectifs clairs en matière de diffusion des spectacles, de financements, mais aussi de répartition et de gouvernance de ces aides.<br />
Il n’y en a jamais eu sous la Vème République.</p>
<p>Bien d’autres propositions furent avancées, le débat fut vif, passionnant, non dépourvu d’humour.<br />
Nous avons été écoutés, entendus, y compris dans nos critiques qui furent parfois acérées.<br />
Notre conviction profonde qui est que le spectacle vivant est un atout pour toute démocratie, et une chance particulière pour notre pays dans une période de crise, aura été partagée par la plus haute autorité de l’Etat.</p>
<p>Ce dialogue doit être absolument poursuivi.<br />
Je remercie ceux qui l’on rendu possible, particulièrement Olivier Henrard, conseiller du Président.</p>
<p>Jean-Paul Alègre<br />
Président de la commission théâtre du Conseil d’Administration de la SACD</p>
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		<title>Stop aux situations inextricables</title>
		<link>http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2011/11/18/stop-aux-situations-inextricables/</link>
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		<pubDate>Fri, 18 Nov 2011 11:41:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Pascal Lainé</dc:creator>
				<category><![CDATA[Audiovisuel]]></category>

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		<description><![CDATA[Pascal Lainé, administrateur Télévision Dans le cadre de ses missions d’aide aux auteurs, la SACD organise des réunions de conciliation dans des cas qui les opposent entre eux. Ces conciliations ont pour but de réparer à postériori des dommages la plupart du temps causés par d’autres que les auteurs eux-mêmes Diviser pour régner est un [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_300" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-full wp-image-300" title="Pascal lainé" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/11/laine_pascal_150x225.jpg" alt="" width="150" height="225" /><p class="wp-caption-text">Crédit : E.R. Espalieu</p></div>
<p><em>Pascal Lainé, administrateur Télévision</em></p>
<p>Dans le cadre de ses missions d’aide aux auteurs, la SACD organise des réunions de conciliation dans des cas qui les opposent entre eux.<br />
Ces conciliations ont pour but de réparer à postériori des dommages la plupart du temps causés par d’autres que les auteurs eux-mêmes</p>
<p>Diviser pour régner est un procédé vieux comme le monde. Il est magnifiquement payant lorsque l’on divise par pure incompétence, en créant des situations inextricables que Machiavel lui-même n’aurait peut-être pas imaginées et dont les victimes ne peuvent sortir qu’en se battant les unes contre les autres.</p>
<p>Quand on regarde un téléfilm ou un épisode d’une série, on ne songe pas quels obstacles scénaristes et réalisateurs ont dû ordinairement surmonter pour qu’un film existe à la fin des fins, en dépit des hésitations, des ordres contradictoires, des revirements, des caprices les plus absurdes. Il arrive même que ce film soit bon, voire excellent, et c’est miracle.</p>
<p>La Commission de conciliation de la SACD aura, dans les quelques jours ou semaines à venir, à recoller ensemble les morceaux de ce qui aurait dû constituer une équipe d’auteurs solidaires dans la création d’une œuvre. Nous ne le ferons pas même pour trouver une solution à ce qui n’en comporte plus, mais au moins pour éviter la catastrophe que serait un procès fratricide entre auteurs.</p>
<p>L’impéritie des responsables des programmations a créé de toutes pièces cette situation. Je veux que cela se sache. Je veux préciser que le cas se présente plusieurs fois chaque année, et de plus en plus souvent. Je veux que l’on comprenne que nous n’intervenons que sur les conflits qui n’ont pas trouvé de solution et que nous n’avons pas connaissance du plus grand nombre de ces situations.</p>
<p>Je veux que l’on commence à se rendre compte que ce n’est peut-être pas sous l’impulsion des supposés responsables de la fiction sur les chaînes qu’il y a des programmes, mais bien souvent en dépit d’eux !</p>
<p>Quant à ceux qui me soupçonneraient d’éructer ici pour de simples maux d’estomac, je les invite à jeter un coup d’œil sur le mail que j’ai reçu ce matin, et qui n’est certes pas le premier du genre.<br />
Qu’ils jugent par eux-mêmes !</p>
<p>Les droits du téléfilm « Xxxxx», diffusé sur une grande chaîne publique, n’ont pas été payés, faute d’un accord entre les scénaristes sur la répartition des droits.<br />
Les 5 scénaristes (Pierre, Paul, Jacques, Jean, Madeleine) nous demandent d’organiser une réunion de conciliation afin de tenter de trouver un accord.</p>
<p>Résumé de la situation<br />
Y….. Productions a confié à Pierre et Paul l’écriture du synopsis du téléfilm, à partir d’un pitch de Paul et Jacques. Il s’agissait alors d’un téléfilm de 2 x 90 mn.<br />
Pierre écrit les traitements des deux épisodes.<br />
A la demande de la chaîne, les deux épisodes de 90mn ont été ramenés à deux épisodes de 60mn.<br />
Pierre a écrit la première version dialoguée avec Jean.<br />
Y… Productions a confié l’écriture de la deuxième version dialoguée à Madeleine, à partir de la première version de Pierre et Jean.</p>
<p>Après le tournage, la chaîne a décidé de ramener le film à un unitaire de 90 mn. Pierre a retravaillé les deux épisodes pour en faire un téléfilm de 100 mn.</p>
<p>Voilà qui ferait rire, si ce n’était bête à pleurer, et tristement honteux pour ceux qui ont créé cette situation.<br />
Le plus triste, c’est que, si par hasard l’un d’eux venait à lire ces lignes, il ne se sentirait nullement concerné, se demandant « honnêtement » de qui l’on parle ici.<br />
Nous aussi, on se demande…</p>
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		<title>Prix Europa</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Nov 2011 16:26:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Nilly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Radio]]></category>

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		<description><![CDATA[Yves Nilly, administrateur Radio 25 ans de Prix Europa à Berlin. Cette année encore la moisson fut belle et l’anniversaire fêté joyeusement avec plus de 600 participants venus de 37 pays. N’hésitez pas à vous rendre sur le site internet où vous trouverez une mine de renseignements sur le festival et les œuvres en compétition. [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_292" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><img class="size-full wp-image-292" title="Yves Nilly" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/11/Nilly150.jpg" alt="Photo de Yves Nilly" width="150" height="225" /><p class="wp-caption-text">Crédit : E.R. Espalieu</p></div>
<p><em>Yves Nilly, administrateur Radio</em></p>
<p>25 ans de Prix Europa à Berlin. Cette année encore la moisson fut belle et l’anniversaire fêté joyeusement avec plus de 600 participants venus de 37 pays. N’hésitez pas à vous rendre sur le site internet où vous trouverez une mine de renseignements sur le festival et les œuvres en compétition. <a title="http://www.prix-europa.de/en" href="http://www.prix-europa.de/en" target="_blank">http://www.prix-europa.de/en</a><br />
Un grand bravo à Mariannick Bellot, elle remporte le prix Radio, <a title="http://www.prix-europa.de/en/awards/rdraserial2011/" href="http://www.prix-europa.de/en/awards/rdraserial2011/" target="_blank">catégorie feuilleton</a>.<br />
Prix Talent Nouveau Radio SACD en 2009, Mariannick poursuit son aventure <a title="http://www.arteradio.com/" href="http://www.arteradio.com/" target="_blank">avec Arte Radio</a>, où elle avait déjà signé le mémorable feuilleton « Le Bocal », récompensé au prix Europa en 2008. Cette fois, c’est « Comme un pied », un feuilleton « d’amour et de crampons » — la chronique d’un petit club de football, sur fond de dopage, l’arrivée d’un footballeur sénégalais,  les matchs truqués, l’homophobie — qui a été récompensé par le jury, écrit et coréalisé par Mariannick avec Arnaud Forest. Un pari ambitieux, audacieux, prenant le risque d’un budget conséquent. Le jury a été emballé, vous le serez aussi. Tout cela est à l’écoute sur le site d’Arte radio. Mariannick avait fait le déplacement et ce fut un beau moment, en fin de journée, de la voir au milieu de ce mélange d’amateurs éclairés ou de profanes du ballon rond, mais tous professionnels de la radio, qui voulaient tout savoir sur la manière dont le feuilleton avait été écrit puis réalisé. Eh oui, capter aussi justement le bruit des crampons sur le sol des vestiaires ou la frappe d’un ballon n’est pas aussi simple, et alterner avec autant de justesse la comédie et la tragédie non plus. Jetez un œil sur la présentation du texte et de l’auteur <a title="http://entractes.sacd.fr/oeuvre_edite2.php?idoeuvre=571&amp;l=ma" href="http://entractes.sacd.fr/oeuvre_edite2.php?idoeuvre=571&amp;l=ma" target="_blank">sur Entr’Actes</a>.</p>
<p>En radio encore, j’aimerais citer le formidable travail <a title="http://limagesonore.net/" href="http://limagesonore.net/" target="_blank">de Daniel Martin-Borret</a>, et son exceptionnel « Maman, ma mie et moi », programmé aux Radiophonies l’année dernière et diffusé <a title="http://www.liberation.fr/programmes-podcasts/040141-fiction-electrique" href="http://www.liberation.fr/programmes-podcasts/040141-fiction-electrique" target="_blank">sur Libé Labo</a>. Pas de place pour plusieurs prix, dommage, car ici c’est un artisanat sonore qu’il conviendrait de saluer afin de permettre à Daniel de poursuivre son travail et de trouver d’autres ressources et diffuseurs. Pour Daniel, le modèle économique reste à inventer, mais il est l’avenir d’une création radio allant à la rencontre d’un nouveau public. Lisez à ce propos l’article de Pascal Mouneyres <a title="http://www.syntone.fr/article-maman-ma-mie-et-moi-51467207.html " href="http://www.syntone.fr/article-maman-ma-mie-et-moi-51467207.html " target="_blank">sur le magnifique site Syntone</a> dont je vous parlerai prochainement.</p>
<p>Une pensée encore pour le magnifique « Les Pieds des anges », d’Evelyne de la Chenelière, prix SACD 2010 de la dramaturgie de langue française, <a title="http://www.franceculture.fr/emission-fictions-theatre-et-cie-les-pieds-des-anges-de-evelyne-de-la-cheneliere-2010-09-12.html" href="http://www.franceculture.fr/emission-fictions-theatre-et-cie-les-pieds-des-anges-de-evelyne-de-la-cheneliere-2010-09-12.html" target="_blank">réalisé par Marguerite Gateau pour France Culture</a>, avec les élèves du Conservatoire national d’Art dramatique. Le public de professionnels a réservé un formidable accueil  à cette production en catégorie fiction radio, le jury n’a pas été aussi enthousiaste, sans doute à quelques voix près seulement, hélas.</p>
<p>Impossible de parler ici en détail des autres événements et autres catégories, mais j’espère que les chaînes françaises de télévision diffuseront quelques-unes des pépites découvertes ici, comme « Neue Vahr Süd » écrit par Christian Zübert et réalisé par Hermine Huntgeburth, une production WDR/ARD, ou encore le prix Europa fiction télévision : « De sterkste man van Nederland », téléfilm néerlandais écrit par Pieter Bart Korthuis et Marteen Lebens, réalisé par Mark de Cloe.</p>
<p>Une autre mention, car le prix Europa récompense également les créations « online », les projets utilisant au mieux le potentiel d’Internet. Le prix a été décerné à un projet français remarquable, « A l’abri de rien », <a title="http://www.a-l-abri-de-rien.com/#/intro" href="http://www.a-l-abri-de-rien.com/#/intro" target="_blank">un web documentaire</a> pour la fondation Abbé Pierre, réalisé par Samuel Bollendorf, photographe, et Mehdi Ahoudig, créateur sonore. Une enquête sur le mal-logement en France, production BDDP Unlimited, avec la participation d’Arte Radio . Si vous êtes lassés des trop nombreuses pages sans contenu et que vous ne croyez guère au rôle d’Internet comme vecteur de création et de lien social, allez vite à la découverte de ce projet.</p>
<p>On aura aussi rêvé de changement en entendant les principaux dirigeants des télévisions publiques européennes parler de « valeurs du service public, de mission, de qualité de programme, de démocratie… ». Se réinventer était le maître mot, pas sûr que ce soit l’objectif de toutes les chaines publiques européennes, mais les (bonnes) intentions y étaient, attendons les actes, c’est à dire des politiques ambitieuses, du développement et surtout de l’audace, si ces chaînes publiques souhaitent vraiment reconquérir le public.</p>
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		<title>Courez voir Instants critiques à Malakoff</title>
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		<pubDate>Tue, 18 Oct 2011 07:59:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Tavernier, administrateur cinéma</dc:creator>
				<category><![CDATA[Audiovisuel]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle vivant]]></category>

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		<description><![CDATA[Bertrand Tavernier est vice-président de la commission Cinéma Courez voir Instants critiques au Théâtre 71 à Malakoff. C&#8217;est un spectacle jubilatoire, sur les affrontements entre Georges Charensol et Jean-Louis Bory au Masque et la Plume, très bien mis en scène par François Morel avec une pianiste chanteuse talentueuse qui chante les chansons des films. C&#8217;est [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-283" title="Bertrand Tavernier" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/10/tavernier_bertrand_150.jpg" alt="" width="150" height="225" /><em>Bertrand Tavernier est vice-président de la commission Cinéma</em></p>
<p>Courez voir <em>Instants critiques</em> au <a title="http://www.theatre71.com/Instants-critiques.html " href="http://www.theatre71.com/Instants-critiques.html " target="_blank">Théâtre 71</a> à Malakoff. C&#8217;est un spectacle jubilatoire, sur les affrontements entre Georges Charensol et Jean-Louis Bory au Masque et la Plume, très bien mis en scène par François Morel avec une pianiste chanteuse talentueuse qui chante les chansons des films.</p>
<p>C&#8217;est un hymne au cinéma, à la manière de parler du cinéma avec passion (sans box-office, sans mentionner le coût des films, sans parler pognon). On s&#8217;étripe sur Godard ou Delon ; on atomise Oury (surtout Bory qui est par ailleurs injuste avec Audiard) ; on défend Bergman mais aussi Grimblat. La salle réagit comme durant l&#8217;émission. Les deux acteurs, Olivier Broche et Olivier Saladin, sont formidables et la personnalité de Bory se dessine peu à peu dans sa complexité, et son éloge final de Bergman nous rappelle qu&#8217;il se suicida si jeune.</p>
<p>Charensol apparait beaucoup moins ronchon reac que dans mon souvenir mais il avait évolué vers la fin et Morel a eu la bonne idée de garder une intervention énervée d&#8217;une spectatrice qui les prend à partie. Je suis sorti sur un nuage.</p>
<p><strong>Découvrir 5 minutes d&#8217;extraits sur Dailymotion :</strong></p>
<p><iframe src="http://www.dailymotion.com/embed/video/xj5p24" width="500" height="281" frameborder="0"></iframe></p>
<p><strong>Infos pratiques : </strong><br />
Théâtre 71 &#8211; scène nationale<br />
3   place du 11-Novembre<br />
92240  MALAKOFF<br />
Tel: 01 55 48 91 00<br />
Métro Plateau de Vanves (rue Eugène Varlin, 2 minutes à pied).</p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Rencontres CNT/SACD sur l’écriture dramatique</title>
		<link>http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2011/10/06/rencontres-cntsacd-sur-lecriture-dramatique/</link>
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		<pubDate>Thu, 06 Oct 2011 10:11:41 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Paul Alègre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spectacle vivant]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-Paul Alègre est président de la commission Théâtre. Un vrai plaisir ! Voici ce qui me vient à l’esprit pour résumer ces deux jours de réflexion intensive sur les écritures théâtrales d’aujourd’hui. Plaisir, le terme peut paraître surprenant quand on débat des résidences d’auteurs, des comités de lectures, de l’édition, de la production, bref, choses [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-263" title="alegre_jean_paul150" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/10/alegre_jean_paul150.jpg" alt="" width="150" height="100" /><em>Jean-Paul Alègre est président de la commission Théâtre.</em></p>
<h2>Un vrai plaisir !</h2>
<p>Voici ce qui me vient à l’esprit pour résumer ces deux jours de réflexion intensive sur les écritures théâtrales d’aujourd’hui.<br />
Plaisir, le terme peut paraître surprenant quand on débat des résidences d’auteurs, des comités de lectures, de l’édition, de la production, bref, choses plutôt sérieuses et complexes dans un univers du théâtre où tout n’est pas rose, loin de là, et ou l’avenir peut paraître pour le moins incertain !<br />
Mais, pensez donc !<br />
Une salle constamment pleine, dans ce lieu agréable et habité de la Maison des Cultures du Monde. Un public à la fois attentif et réactif, tout disposé à rentrer dans le jeu des questions, au point que l’on aurait souvent souhaité pouvoir disposer de plus de temps. Des intervenants passionnants et passionnés, sachant éviter les monologues et les longs exposés pour rentrer directement dans le vif du sujet, n’hésitant pas à se laisser interpeler, interpelant volontiers à leur tour !</p>
<p>Nous étions réunis pour parler du spectacle vivant, ce fut vivant !</p>
<p>Dès le lancement des journées par Pascal Rogard, directeur général de la SACD, Jacques Baillon, directeur du Centre National du Théâtre et moi-même en tant que président de la commission théâtre du conseil d’administration de la SACD, le ton était donné.<br />
On était là pour parler concret, pour essayer de nommer les problèmes, de les affronter à bras le corps. Alertes sur la copie privée, difficultés de gestion et d’observation du spectacle vivant, efficacité parfois fragile de ceux qui sont censés le défendre, le cadre était précisément défini.</p>
<p>A partir de là, les tables rondes se mirent tout naturellement en place, dans une logique qui me permet de féliciter ceux qui ont conçu ce programme, au CNT et à la SACD.<br />
Grâce à leur travail j’ai vraiment eu l’impression que nos deux organismes étaient au cœur de leur mission, en apportant des informations, encore une fois très concrètes, au  nombreux public présent.</p>
<p>Quelques exemples ?<br />
La table ronde sur les aides à l’écriture aura permis à ceux qui font appel aux multiples dispositifs dans ce domaine, d’abord, et tout simplement, de mettre un visage sur des interlocuteurs qu’ils ne connaissaient que par courrier ou téléphone, ensuite de mieux visualiser ce que ces dispositifs ont de complémentaire. Gageons que de nombreux dossiers, dans les mois à venir, ne s’égareront pas sur des voies où ils n’auraient pas du s’engager, et gagneront en précision et en efficacité.<br />
Même chose pour la rencontre avec les éditeurs.<br />
Des réflexions, parfois fermes, mais toujours passionnées, étaient bonnes à entendre. Il était essentiel de voir, je dis bien de voir, que nos éditeurs mènent eux aussi un combat difficile, comme il était essentiel pour eux de percevoir directement les interrogations, parfois le désarroi, de ceux qui leur envoient des manuscrits.<br />
Et il fut très intéressant d’entendre les conseils, éventuellement très terre à terre, des éditeurs, sur des questions aussi simples que la présentation de ces manuscrits.<br />
Il était très édifiant, lors d’un autre temps de rencontre, de mesurer la diversité des comités de lecture, de rencontrer ceux qui en font partie, de découvrir leur curiosité, leurs agacements, leurs enthousiasmes.<br />
On mesura également, directement, tout ce qu’une résidence d’auteur peut apporter quand elle est bâtie par les partenaires avec exigence et respect mutuel.<br />
On vit enfin combien la production, la diffusion restent de vrais problèmes, ceux sans doute sur lesquels il convient de se pencher de toute urgence.</p>
<p>Si je devais retenir un seul mot pour résumer ces deux jours, en dehors de celui de plaisir déjà évoqué, c’est celui de passion. Il ne surprendra pas ceux qui pratiquent le théâtre, ils savent bien que c’est ce qui nous fait aller de l’avant. Mais il est toujours bon de le vérifier. En plus, même si les sujets évoqués étaient souvent graves, j’ai noté que les acteurs de ces rencontres, et à la tribune, et dans la salle, étaient toujours prêts au sourire, voire au rire. L’humour était présent, et c’est une vraie bonne nouvelle, car c’est parfois le meilleur des détonateurs.</p>
<p>Je souhaite donc remercier vivement, chaleureusement, fraternellement, tous ceux qui ont contribué à la réussite  de ces rencontres. Je me félicite de notre collaboration avec le CNT.</p>
<p>J’ai rappelé à tous ceux qui étaient présents, dont la grande majorité étaient naturellement membres de la SACD, que notre maison était la leur et qu’ils pouvaient donc en pousser la porte à tout moment.</p>
<p>Je suis très heureux d’avoir constaté qu’en organisant ce genre de manifestation, nous faisions mieux encore : nous allons à la rencontre de nos amis !</p>

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		<item>
		<title>Petit bréviaire sur les ARTS DE LA RUE, aujourd&#8217;hui&#8230; Appelés également ARTS DE L&#8217;ESPACE PUBLIC</title>
		<link>http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2011/10/05/petit-breviaire-sur-les-arts-de-la-rue-aujourdhui-appeles-egalement-arts-de-lespace-public/</link>
		<comments>http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2011/10/05/petit-breviaire-sur-les-arts-de-la-rue-aujourdhui-appeles-egalement-arts-de-lespace-public/#comments</comments>
		<pubDate>Wed, 05 Oct 2011 08:09:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Michelet, administrateur Arts de la rue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts de la rue]]></category>

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		<description><![CDATA[La France est de manière incontestée pilote dans le domaine des interventions artistiques dans l&#8217;espace public. Le réseau français, unique au monde, est reconnu partout comme une référence: toutes les initiatives européennes du secteur sont d&#8217;ailleurs pilotées par des structures françaises. L&#8217;art en espace public est un formidable accélérateur de nouveaux rapports entre l&#8217;art et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-251" title="Frédéric Michelet" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/10/michelet.jpg" alt="Photo de Frédéric Michelet" width="150" height="175" /><em>La France est de manière incontestée pilote dans le domaine des interventions artistiques dans l&#8217;espace public. Le réseau français, unique au monde, est reconnu partout comme une référence: toutes les initiatives européennes du secteur sont d&#8217;ailleurs pilotées par des structures françaises.</em><br />
<em> L&#8217;art en espace public est un formidable accélérateur de nouveaux rapports entre l&#8217;art et la ville, entre l&#8217;art et les citoyens. Il est au cœur d’une démocratisation culturelle.</em><br />
<em> Il doit être un vecteur essentiel d&#8217;une relance du spectacle vivant en France car il s&#8217;adresse à l&#8217;ensemble des citoyens tout en maintenant une nécessaire exigence artistique.</em><br />
<em> 27% des citoyens de notre pays assistent aux Arts de la rue.</em></p>
<p>On désigne communément par le terme « Arts de la rue » les spectacles ou les événements artistiques donnés à voir hors des lieux pré-affectés : théâtres, salles de concert, musées&#8230; Dans la rue, donc, sur les places ou les berges d’un fleuve, dans une gare ou un port et aussi bien dans une friche industrielle ou un immeuble en construction, voire les coulisses d’un théâtre. De la prouesse solitaire à la scénographie monumentale, de la déambulation au dispositif provisoire, de la parodie contestataire à l’événement merveilleux, les formes et les enjeux en sont variés, les disciplines artistiques s’y côtoient et s’y mêlent.</p>
<p><strong>Les Arts de la rue sont composites et transversaux.</strong><br />
Ils réunissent : théâtre dans la rue, formes déambulatoires, arts de prouesse, vidéos, art circassien, théâtre interactif, art plastique urbain, théâtre forain et de tréteaux et, bien sûr, les traditionnelles échasses et la jonglerie. Ils associent bien souvent théâtre, danse, cirque, effets spéciaux et art audiovisuel.</p>
<p><strong>D’où viennent-ils ?</strong><br />
Les Arts de la Rue ne sont pas nés dans les années 70, mais des centaines d&#8217;années plus tôt. Depuis la nuit des temps, ils se croisent et flirtent avec l&#8217;histoire du théâtre. Parfois ce sont les gens de théâtre qui s&#8217;emparent de la rue. Parfois ce sont les meilleurs bateleurs ou comédiens qui, &laquo;&nbsp;choisis&nbsp;&raquo; par le prince, &laquo;&nbsp;rentrent&nbsp;&raquo; à « l&#8217;intérieur&nbsp;&raquo;. Leurs ancêtres sont les théâtres de foires et de tréteaux, le boulevard du crime…<br />
Les Arts de la rue sont &laquo;&nbsp;fragiles&nbsp;&raquo;. Non seulement ils sont soumis aux aléas des intempéries, mais aussi à la politique, plus encore que le Théâtre de salle.<br />
Parce qu&#8217;ils s&#8217;exercent sur la place publique, ils sont suspectés de troubles à l&#8217;ordre public,  menacés, voire interdits à chaque période de conflits, de guerre ou de règne autoritaire. Ils peuvent disparaître pendant plusieurs siècles, et réapparaître soudain.</p>
<p>Après “l’Agit Prop“ d’avant-guerre, c’est dans les années 70 qu’ils vont véritablement prendre leur essor. Aux Etats-Unis et en Europe, ce sont les années où l&#8217;on conteste le pouvoir et la guerre au Viet-Nam : organisation de happenings, puis de véritables spectacles de rues avec La Mama de New York, le Bread and Puppet, le Teatro Campesino…  Les Comedians nés en Espagne envahissent l&#8217;Europe.</p>
<p>Le mouvement gagne  la France.<br />
En France, organisation d&#8217;un rassemblements de comédiens de rues et saltimbanques : la falaise des fous, à Aix en Provence, Jean Digne, en 1973, créé “Aix ville ouverte aux saltimbanques“…<br />
Les artistes s’immergent dans la rue, partent à la rencontre des spectateurs.<br />
Michel Crespin crée le Festival D&#8217;Aurillac…</p>
<p><strong>La &laquo;&nbsp;profession de foi&nbsp;&raquo;  des Arts de la rue :</strong><br />
Que défendent et souhaitent ces centaines de passionnés ? ? ?<br />
La plupart des metteurs en scènes, auteurs et directeurs artistiques qui se jettent dans l’aventure, à partir des années 70 et aujourd’hui, souhaitent aller à la rencontre du public, continuer la décentralisation, la démocratisation culturelle souhaitées par Jean Vilar (qui s’est quelque peu « enrayée »).<br />
Ils souhaitent :<br />
Aller à la rencontre du public<br />
Réagir face à l&#8217;institution &laquo;&nbsp;sclérosée&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Engager&nbsp;&raquo; l&#8217;artiste au sein de la cité<br />
Créer un contact différent avec le  public<br />
Etre proche du public, de tout âge et de tout milieu,<br />
Investir et détourner l&#8217;espace urbain, y être faiseurs de sens et de liens / de rassemblement.<br />
Se réapproprier l&#8217;espace public.</p>
<p><strong>Une écriture spécifique, un nouveau répertoire</strong><br />
S’insérer dans le contexte urbain (la campagne aussi est urbaine, aujourd’hui) a plusieurs incidences déterminantes sur les propositions artistiques. La ville est un espace libre et contraignant. Physiquement, elle permet de choisir son territoire, de jouer avec l’environnement. Il y faut aussi se confronter au bruit, à l’encombrement, aux intempéries éventuelles. Socialement, le spectacle s’adresse simultanément aux spectateurs prévenus et aux passants de hasard, au public averti et au public « vierge ». Il importe donc de s’appuyer sur les émotions communes et les cultures partagées.</p>
<p><strong>On n&#8217;écrit donc pas pour la rue, comme on écrit pour la salle !</strong><br />
Les auteurs et metteurs en scène qui se lancent dans cette aventure vont vite découvrir que l’écriture doit être bien spécifique.<br />
L&#8217;écriture est intimement mêlée à la scénographie et à la mise en scène, d’où un  travail obligatoire de collaboration.<br />
L&#8217;écriture doit tenir compte de l&#8217;espace public, de plusieurs niveaux de lecture. De la volatilité potentielle du public… D’un public tous âges et tous milieux sociaux.<br />
C&#8217;est un exercice de style difficile, une écriture singulière, un art à part entière.<br />
Certains souhaitent concourir à créer un nouveau public pour le théâtre  de salle.</p>
<p>La gratuité fait partie de leur singularité et de leur profession de foi (les spectacles sont achetés par des festivals, villes, collectivités,…).</p>
<p><strong>Quelques CHIFFRES  des Arts de la rue:</strong><br />
Nombre de compagnies exclusivement Rue dans le monde : 1150.<br />
Nombre de compagnies exclusivement Rue en France : 1040<br />
(compagnies professionnelles possédant licences d’entrepreneurs de spectacles).<br />
C&#8217;est donc encore une fois une véritable exception culturelle qui se développe dans notre pays.<br />
(27% des troupes sont implantés en Région Parisienne, 11% Rhône-Alpes, 7% Languedoc-Roussillon, le reste se partage les 20 régions restantes).<br />
Ce sont donc bien plus de 1000 auteurs potentiels ! ! !<br />
Plus de 200 créations sont effectuées par an (en moyenne une création tous les 3 ans).<br />
211 Festivals identifiés « rue » / dont les plus grands : Aurillac, Châlon-sur-Saône, Sotteville-les-Rouen, Angers…<br />
38 compagnies sont conventionnées.</p>
<p>Les aides et subventions Etat + Drac consacrées à ce secteur : en tout et pour tout, 9,5 millions d&#8217;euros (chiffre 2007)<br />
Représentant 1,6% du budget du spectacle vivant<br />
Les lieux de création « consacrés » sont 9 CNAR (Centre Nationaux des Arts de la rue) dotés chacun d’environ 150 000  € par l’Etat (plus les collectivités territoriales)<br />
Une trentaine d&#8217;autres lieux appelés «  lieux de Fabrique » sont gérés tant bien que mal avec des budgets minimalistes.</p>
<p>Ces compagnies proposent plus de 2 100 spectacles à la vente, qui réunissent en moyenne 6 artistes. L’implantation des compagnies, comme le montre la carte, fait apparaître une concentration plus marquée dans trois zones géographiques  : près de 33 % dans le Sud (Rhône-Alpes, PACA, Languedoc-Roussillon, Midi-Pyrénées), 24 % en Ile-de-France et 14 % à l’Ouest (Bretagne, Pays de la Loire).</p>
<p>On attend toujours le croisement avec les scènes conventionnées, les scènes nationales et les centres Dramatiques. Seules 7 scènes nationales travaillent avec les Arts de la Rue (Petit Quevilly, Alès, Annecy, Bar le Duc, …), et un seul centre dramatique s’y est essayé (Montluçon).</p>
<p><strong>Les interfaces</strong><br />
Hors les murs<br />
La fédération des Arts de la Rue<br />
L’association des Auteurs Pour l’Espace Public</p>
<p><strong>Le Temps des Arts de la rue</strong><br />
En signe de reconnaissance, le Ministère de la Culture a lancé Le Temps des Arts de la rue en 2005. Celui-ci, sorte d&#8217;aide accrue et reconnaissance institutionnelle, s’est déroulé sur trois ans (2005, 2006, 2007). Les fonds dont il est doté furent de 2 millions d&#8217;euros (1 en centrale, 1 via les DRACS).</p>
<p><strong>Les arts de la rue et la SACD</strong><br />
Ce répertoire est encore émergent, et peu subventionné.<br />
Il est représenté officiellement à la SACD, seulement depuis 2005, date de la création d’un poste d’administrateur.<br />
Beaucoup d’auteurs Arts de la rue ne déposent pas encore leurs œuvres à la SACD.<br />
Pour beaucoup d’entre eux, la SACD est une encore  “institution.<br />
(dans ceux qui déposent, un certain nombre cochent la case théâtre)</p>
<p>Nous devons aller à leur rencontre dans les festivals, grâce à la communication, à l’action culturelle, pour leur faire connaître notre travail militant et notre COMBAT POUR LA CREATION.</p>
<p>Nul doute que les Arts de la rue sauront faire honneur à la Société des Auteurs et épouser ses combats mutualistes et pluriels. Participer ensemble à la défense du spectacle vivant et de l&#8217;audiovisuel.</p>
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		<title>Les arts en perte de grammaire et de repères</title>
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		<pubDate>Tue, 13 Sep 2011 10:39:31 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>

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		<description><![CDATA[Jérôme Thomas, administrateur Arts du cirque Je pense que la seule manière de défendre une politique de la culture aujourd’hui est de faire en sorte que l’ensemble des acteurs de la culture se remette au travail pour aller dans une direction commune. J’ai pu observer, en tant qu’artiste de terrain, un glissement de sens dans [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><img class="alignleft size-full wp-image-230" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px;" title="jerome_thomas" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/09/jerome_thomas.jpg" alt="" width="100" height="150" />Jérôme Thomas, administrateur Arts du cirque</em></p>
<p>Je pense que la seule manière de défendre une politique de la culture aujourd’hui est de faire en sorte que l’ensemble des acteurs de la culture se remette au travail pour aller dans une direction commune. J’ai pu observer, en tant qu’artiste de terrain, un glissement de sens dans l’ensemble du paysage culturel allant de l’idéologie des combats d’idées– celle qui fut défendue par Antoine Vitez dans les années 70, par exemple &#8211; à un sens beaucoup plus pragmatique qui porte sur la gestion des entreprises culturelles et leur industrialisation. Les artistes ont désormais des préoccupations centrées sur leur statut et leur image. Les acteurs culturels doivent, face à leurs élus, se préoccuper du devenir de « leur maison ». Hier, les artistes étaient soutenus &#8211; ou combattus &#8211; pour leurs idées par la société civile. Aujourd’hui, c’est pour leur capacité à être tout à la fois virtuoses, grand public, élitistes pour tous, rentables, « digests ». Les censures sont aux portes de notre époque. Deux compagnies se sont vues dernièrement refuser le droit de jouer des œuvres trop sensibles sur le thème du nucléaire, les élus ayant considéré que l’actualité de Fukushima avait traumatisé le peuple japonais et que, par décence, il ne fallait pas en parler ni porter un regard artistique sur la place publique.</p>
<p>Les artistes sont assimilés, en terme comptable, à la ligne de budget intitulée  « fluides » au même titre que le bois qui chauffe la maison, et les maisons culturelles s’interrogent désormais pour savoir si elles vont pouvoir acheter assez de bois pour chauffer leurs théâtres. La question n’est pas de savoir si la culture doit être pour tous ou pour chacun, elle est davantage dans l’idée de sanctuariser la culture en tant que « service public » au même titre que la santé et l’éducation – tel que cela a pu être défendu par le gouvernement précédent dans les années 2000. Nous ne pourrons défendre une politique de la culture que si nous entérinons définitivement cette idée de nationalisation de ces trois secteurs et une législation stricte empêchant d’utiliser l’argent public à des fins privées comme nous pouvons commencer à le voir avec le bourgeonnement de sociétés privées qui diffusent des œuvres créées dans le service public et qui sont surtout dirigées par les mêmes acteurs professionnels. Directeur de théâtre le matin en service public mais agent artistique l’après-midi en service privé. Ces signes sont nocifs quant à l’indépendance artistique et l’indépendance de la critique que sont censés représenter les artistes dans leurs imaginaires, au service de la cité.</p>
<p>Le risque du geste artistique devient calculé parce que les artistes ne peuvent plus se permettre la moindre faute qui pourrait peser sur leur économie. C’est la perte de l’acte généreux. C’est donc d’un choix de société dont il est question en premier lieu et cette question doit être débattue avant toute chose. Nous en sommes encore très loin.</p>
<p>D’autre part, il ne peut y avoir une politique de la culture tant que le fossé entre l’art et la culture se creusera. Les arts perdent leurs repères et leur grammaire. Comment la culture, dans ces conditions, peut-elle être relayée ? En tant qu’administrateur délégué à la Société des auteurs compositeurs dramatique pour les arts du cirque, j’initie une réforme profonde pour un nouvel éclairage en faveur de notre répertoire. En effet, depuis trente ans, les arts ont connus des croisements que l’on appelle <em>la transversalité des pratiques artistiques</em>. Mais qu’en est-il aujourd’hui ? Comme toute chose, le bon à ses effets pervers, les auteurs ne se reconnaissent plus dans le répertoire de formation qui est mis en commun, mais dans l’individualisation de leur forme artistique. Tout le monde est devenu un, tout le monde est singulier, individualisé, ce qui génère inéluctablement la perte de la mémoire de nos arts et la perte de sa grammaire. L’art se libéralise et perd ses racines. La réforme à laquelle nous travaillons a pour but d’intégrer les transversalités au sein d’un répertoire de prédilection, en conservant « la grammaire des registres du répertoire » qui sont, en quelque sorte, les repères qui permettent de saisir à nouveau la classification des œuvres, un peu comme une grande bibliothèque avec ses innombrables livres. Par exemple, pour les arts du cirque, la mémoire du répertoire le plus célèbre c’est le cirque lui-même.</p>
<p>Pour conserver l’idée d’un patrimoine des arts au service du citoyen et des publics,  il est nécessaire qu’une nouvelle pédagogie se crée afin de garder la relation indispensable des arts et de la culture, unis au diapason. C’est une nécessité absolue. Il ne peut y avoir de nation intelligente sans culture intégrant les arts.</p>
<p>Pour compléter mon point de vue d’artiste sur cette question – et ce, modestement car je ne suis pas dans une réflexion universitaire – j’ajouterai que l’ascenseur social dans la culture est au plus mal et que l’idée verticale selon laquelle il faut produire, diffuser des œuvres et calculer un retour sur investissement ne fonctionne plus. La démocratisation des pratiques artistiques obéissant à une politique fondée sur le productivisme ou sur la croissance s’essouffle. La seule politique possible pour la culture est un axe horizontal – tel que cela existe en Afrique du sud avec Nelson Mandela ou au Brésil avec Gilberto Gil – qui consiste à réinvestir le tissu social par les arts. Ce qui pourrait se traduire concrètement par les propositions suivantes : du spectacle vivant en première partie d’une séance de cinéma ; une « fête des arts » une fois dans l’année, dans chaque rue, dans les bars et discothèques, les hôpitaux et les prisons et du spectacle vivant à chaque mariage ; le réinvestissement des places publiques et des musées par les artistes grâce à une politique volontariste – mais nous en sommes très loin ! &#8211; ; le travail et le plein emploi pour les artistes dans leur fonction de service public, plutôt que cette injonction tyrannique qu’on leur fait et qui se traduit par la justification de leur réussite, de leur représentation.</p>
<p>La société devient le reflet de l’artiste alors qu’on lui demande le contraire.<br />
C’est ainsi que je vois la culture pour un pays : en lui développant  de nouveaux outils et en conséquence les moyens de la défendre.</p>
<p style="text-align: right;">Jérôme Thomas</p>
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		<title>Collaboration</title>
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		<pubDate>Fri, 09 Sep 2011 15:27:42 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Louis Dunoyer, administrateur Musique</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spectacle vivant]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[Louis Dunoyer est président de la commission Musique. Hier soir, au Théâtre des Variétés, je suis allé voir « Collaboration » , de Ronald Harwood, avec Michel Aumont, Didier Sandre et Christiane Cohendy, dans une mise en scène de George Werler. Etant musicien et non critique dramatique, je ne trouverai probablement pas les mots pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-217" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px;" title="Dunoyer_de_segonzac_louis" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/09/Dunoyer_de_segonzac_louis1.jpg" alt="" width="100" height="150" /></p>
<p><em>Louis Dunoyer est président de la commission Musique.</em></p>
<p>Hier soir, au Théâtre des Variétés, je suis allé voir « <em>Collaboration </em>» , de Ronald Harwood, avec Michel Aumont, Didier Sandre et Christiane Cohendy, dans une mise en scène de George Werler.<br />
Etant musicien et non critique dramatique, je ne trouverai probablement pas les mots pour dire l&#8217;émotion que j&#8217;ai ressentie. Richard Strauss est un immense compositeur, dont l&#8217;image, en tant qu&#8217;homme, est assez mauvaise, pour les raisons que l&#8217;on sait. La finesse de l&#8217;écriture de Ronald Harwood le montre tel qu&#8217;il était peut-être, tel que l&#8217;admirateur que je suis voudrait qu&#8217;il eut été :  un être humain, avec ses faiblesses et ses lâchetés, un homme qui aime sa femme, sa belle-fille juive et ses petits-enfants, au point de se compromettre avec l&#8217;infâme régime afin de les protéger. Un homme qui aime et admire sincèrement son collaborateur et ami juif Stefan Zweig. Un homme, enfin, dont la passion pour l&#8217;art qu&#8217;il pratique avec génie l&#8217;aveuglera.</p>
<p>Dans la mise en scène de Georges Werler, lorsque, sommé de s’expliquer dans le cadre des procès de dénazification, le vieil homme, quelques mois avant sa mort, parle avec humilité des quatre derniers lieder qu’il est en train d’écrire, la musique prend le relais de la parole : la voix de soprano, pour laquelle personne, peut-être, n’a jamais aussi bien écrit que lui, se prolonge dans un solo de cor d’une beauté et d’une élévation sublimes&#8230; un moment d’éternité qui répond à la question que posa l’épouse de Richard Strauss à Georg Solti, après le concert que celui-ci dirigea lors des funérailles du compositeur : « <em>Pourquoi un homme qui a écrit une telle musique doit-il mourir un jour ?</em> ».</p>
<p>Un grand texte, de grands comédiens, de grands personnages : il fallait toute la sobriété et la justesse de Georges Werler pour que ces éléments prennent toute leur force. Tout juste s’autorise-t-il quelques très belles images, avec la complicité de Jacques Puisais pour la lumière et d’Agostino Pace pour les décors. Et puis, il a su admirablement bien se servir d’un élément de décor immatériel capable, plus que tout autre, de déclencher les émotions les plus profondes : la musique de Richard Strauss…</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Louis Dunoyer</strong></p>
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		<title>De la liberté.</title>
		<link>http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2011/09/05/de-la-liberte/</link>
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		<pubDate>Mon, 05 Sep 2011 08:12:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophie Deschamps, administrateur Télévision</dc:creator>
				<category><![CDATA[Audiovisuel]]></category>
		<category><![CDATA[Spectacle vivant]]></category>

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		<description><![CDATA[Sophie Deschamps est présidente de la SACD. La France défend la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. C’est un combat juste, incontestable. Mais qu’en est-il chez nous ? Montrons-nous l’exemple d’une démocratie libre de toute tyrannie ? Si nous regardons le monde de la création, celui que nous connaissons le mieux pouvons-nous dire que les [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><img class="alignleft size-full wp-image-219" style="margin-left: 4px; margin-right: 4px;" title="sophie-deschamps" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/09/sophie-deschamps.jpg" alt="" width="100" height="125" /></p>
<p><em>Sophie Deschamps est présidente de la SACD.</em></p>
<p>La France défend la liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes. C’est un combat juste, incontestable. Mais qu’en est-il chez nous ? Montrons-nous l’exemple d’une démocratie libre de toute tyrannie ? Si nous regardons le monde de la création, celui que nous connaissons le mieux pouvons-nous dire que les auteurs sont libres ? Non.</p>
<p>Certes, il n’y a pas de censure officielle, et tous les textes prônent la liberté d’expression. Mais dans les faits, qu’en est-il ? On reproche beaucoup aux auteurs de ne pas être innovants, mais qui parle des multiples petites tyrannies qui imposent, décident, édulcorent, refusent des points de vue originaux, affirment ce qu’il faut écrire ou pas, de ce qu’il faut tourner ou pas ?<br />
Pour une Valérie Donzelli qui a eu la liberté de faire le film qu’elle portait en elle, pour un budget modeste, et qui a réussi magnifiquement, combien d’auteurs s’entendent dire trop risqué, pas assez fédérateur, trop segmentant, trop ironique, trop politique, trop historique, pas assez bankable etc ?</p>
<p>Que faire ? Refuser de plier, tenir sa ligne, aligner les refus ou composer, raboter, obéir à ceux qui prétendent tout savoir des désirs du public ?<br />
Lorsqu’un auteur est accompagné par une production qui croit en son projet, lorsqu’il est porté par un enthousiasme, il n’a qu’un désir : aller plus loin, travailler encore plus, toucher le plus de public possible. Aucun auteur ne refuse une critique constructive, une idée qui permet de rebondir et de faire mieux. Mais quand des avis, voire des ordres, multiples et contradictoires édulcorent, rabaissent, et au final aboutissent à un échec, qui est accusé d’incompétence ? Le créateur.</p>
<p>Le rôle des décideurs et particulièrement celui des chaînes de télévision devrait être de choisir et d’encourager, de faire confiance aux professionnels, de les aider à aller au bout de leur imaginaire, de les soutenir en leur montrant de l’enthousiasme, bref d’avoir une politique constructive envers les créateurs.<br />
Le rôle des politiques devrait être de défendre cette liberté, cette confiance envers les créateurs.<br />
On en est loin.</p>
<p>Chez nos voisins, la fiction nationale est en tête des audiences. Pourquoi pas chez nous ? Ne serait-ce pas parce que la création est bridée ? Ne sait-on pas parler de notre société, raconter notre présent, ou ne peut-on le faire ? Les anglais sont libres de fictionner leur présent, et nous ? Personne ne se demande pourquoi il n’y a quasiment pas de saga sur nos hommes et nos femmes politiques qui ont pourtant des destins riches en rebondissements. Il en va de même sur la plupart des sujets sur notre société qui risqueraient de faire grincer les dents des différents pouvoirs. Le public n’a le droit de voir que ce qui passé aux travers des fourches caudines des différentes hiérarchies, des petites tyrannies.</p>
<p>La liberté nécessite de la confiance en l’autre. C’est cette confiance qu’il faut rétablir et cultiver urgemment.</p>
<p style="text-align: right;"><strong>Sophie Deschamps</strong></p>
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