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	<title>Pourquoi ne pas le dire?</title>
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	<description>Humeurs et coups de coeur des membres du CA</description>
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		<title>OFF d’utilité publique</title>
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		<pubDate>Mon, 07 May 2012 09:16:43 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Werler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spectacle vivant]]></category>
		<category><![CDATA[festival d'Avignon]]></category>
		<category><![CDATA[Théâtre]]></category>

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		<description><![CDATA[par Georges Werler, premier vice-président de la SACD Sous le titre « le OFF, une dynamique d’utilité publique » un colloque a eu lieu le 12 avril 2012 à Avignon au Palais des Congrès. J’ai eu l’honneur d’y représenter la SACD. L’ouverture en est revenue  à Greg Germain qui après avoir souhaité la bienvenue à [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2012/02/werler_georges.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-365" style="margin-left: 7px; margin-right: 7px;" title="werler_georges" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2012/02/werler_georges.jpg" alt="" width="104" height="150" /></a><em>par Georges Werler, premier vice-président de la SACD</em></p>
<p>Sous le titre « le OFF, une dynamique d’utilité publique » un colloque a eu lieu le 12 avril 2012 à Avignon au Palais des Congrès. J’ai eu l’honneur d’y représenter la SACD.</p>
<p>L’ouverture en est revenue  à Greg Germain qui après avoir souhaité la bienvenue à tous a illico donné le  micro à Madame la Députée-Maire d’Avignon, Madame Roig qui a fait un discours charmant du genre vive le OFF avec un salut à son fondateur Benedetto en 1966. Elle souhaite que le OFF puisse garder l’« esprit frondeur » de ses origines et s’affranchir de toute autorité. L’anarchie doit continuer et pour les Compagnies ce festival doit rester une véritable aventure ! Elle rappelle que la ville n’a pas cessé de tenir ses engagements. Elle rappelle également que la culture est un facteur de lien social, tous les publics s’y croisent et s’y fondent. C’est pour beaucoup une découverte, le OFF étant un opérateur de diversité culturelle.<br />
Madame la Députée-Maire enfin a remercié l’Assemblée (150 personnes) et souhaité que cette journée puisse faire avancer la réflexion sur le devenir du OFF ce qui est la raison même de cette journée !</p>
<p>Greg Germain, un peu plus tard, confirmera cette importance avec preuve puisque le ministère de la Culture, lui même a octroyé 10.000 euros pour qu’elle puisse avoir lieu !!! Et Madame Roig a disparu baignée dans le beau et frais soleil avignonnais.</p>
<p>Puis les travaux de cette fameuse journée ont enfin commencé. L’animateur en était Christophe Galent. Son introduction affirmait que le festival OFF avait démontré tout au long de ces dernières années qu’il répondait à une irrésistible nécessité.</p>
<p>Traversant crises et métamorphoses, festival de tous les superlatifs, la dernière édition du OFF a accueilli 1.143 spectacles, venus de 26 régions de France et de 20 pays étrangers. Les 969 compagnies comptaient 7.000 membres d’équipes artistiques. Il a généré plus d’un million d’entrées.<br />
On en est ensuite venu à parler production et subvention. Le représentant de la Spedidam à clairement expliqué les problèmes de la copie privée et les conséquences de ces problèmes. J’ai naturellement confirmé ses propos quand tout à coup, Christophe Galent, l’animateur (je le rappelle) s’est  tourné vers moi en tonnant dans le micro : «  et la SACD refuse de baisser ses taux !!! »</p>
<p>J’ai cru devoir répondre aussitôt : la SACD est là pour défendre les auteurs et combien vivent de leur plume ?  Vous vous flattez d’avoir accueilli 1.143 spectacles. Dois-je vous rappeler que cela veut dire qu’il y a au moins 1.143 auteurs qui sont au départ de l’aventure. Sachez que tous ces auteurs &#8211; qu’ils soient de cirque, d’espace public, de chorégraphie, de musique, de mise en scène etc… sans oublier l’audiovisuel – sont à la SACD car la SACD est une société mutualiste et cela a un sens. Tous sont représentés au Conseil d’administration de la SACD. Alors pourquoi ces 1.143 auteurs ne pourraient-ils pas vivre décemment de leur travail ?</p>
<p>J’en ai profité pour exprimer mon indignation concernant le tract définissant cette journée du OFF recto verso où pas une seule fois n’apparaît le mot « auteur » pas une fois ! Alors qui les écrit ces 1.143 spectacles ? Je peux vous affirmer que le silence qui a succédé à cette réflexion c’était de la grande musique !!! puis quelques bégaiements… ce n’était pas le sujet !</p>
<p>J’ai continué : Quand on parle de la SACD vous entendez «  perception ». Il serait quand même bien que vous entendiez également le mot  « répartition ». Et là, j’ai rappelé l’action sociale en priorité, culturelle, juridique, etc…</p>
<p>J’ai répété que la SACD serait là pendant toute la durée du festival parce que nous voulons avoir un contact direct avec le maximum d’auteurs  pour qu’ils connaissent leur maison et sortent de leur solitude. Et pour cela le OFF est un lieu privilégié.</p>
<p>Derrière moi Greg Germain a pris le micro pour dire que j’avais eu raison de préciser l’action de la SACD.</p>
<p>Puis nous sommes allés déjeuner et certains participants, auteurs eux-mêmes sont venus me remercier. J’ai profité de ce temps de table pour amorcer le sujet du prix de location des théâtres. Mais c’était là un autre débat !</p>
<p>L’après-midi, nous nous sommes retrouvés par petit groupes et le thème de l’atelier dans lequel je me suis retrouvé était : le OFF, incubateur artistique (ce qui simplement voulait dire comment aider l’émergence des nouvelles Compagnies). Il m’a paru évident de demander ce qu’était une « Compagnie » dont on parle tant et qui recouvre tout et n’importe quoi ! La réponse de Philippe Verrière, critique et modérateur de l’atelier fut : « c’est quelques copains qui se réunissent » ! J’ai répondu que si pour le OFF c’était ça, la définition d’une Compagnie, je ne voyais pas la raison de ma présence ici !<br />
J’ai été suivi dans ma réaction par la responsable du pôle emploi du département. Ce pourrait, d’ailleurs, être le thème d’un grand débat !</p>
<p>Il y eut ensuite une réunion de tous, de nouveau en plénière où le modérateur de chaque groupe donna les quelques sujets principaux de réflexion abordés et on termina ce colloque autour d’un verre !</p>
<p>Je ne sais pas si cette journée a servi à faire avancer la réflexion mais ce dont je suis convaincu c’est que nous avons un travail permanent à réaliser pour faire mieux connaître la SACD, son action, ses principes, ses services afin qu’elle puisse, auprès de tous, être reconnue comme étant d’utilité incontournable.</p>
<p>Je voudrais terminer par un remerciement à Bernard Teolis, notre délégué régional, qui m’a accompagné toute la journée et qui par sa présence et ses informations m’a permis de mieux appréhender quelques problèmes de ce Festival qui doit rester comme le dit si simplement son Président « un agitateur de démocratie culturelle ».</p>
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		<title>Levine et les parasites</title>
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		<pubDate>Wed, 18 Apr 2012 13:49:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Nilly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Divers]]></category>
		<category><![CDATA[Apple]]></category>
		<category><![CDATA[économie numérique]]></category>
		<category><![CDATA[Google]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Yves Nilly, administrateur radio Un libre (et subjectif) parcours commenté à travers les écrits de Robert Levine (son livre «Free Ride: How Digital Parasites are Destroying the Culture Business, and How the Culture Business Can Fight Back », édité par Bodley Head, août 2011), et ses interviews et interventions à Bruxelles, ou sur son [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div class="mceTemp"><em><a href="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/11/Nilly150.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-292" style="margin-left: 7px; margin-right: 7px;" title="Yves Nilly" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/11/Nilly150.jpg" alt="Photo de Yves Nilly" width="150" height="225" /></a>Par Yves Nilly, administrateur radio</em></div>
<p><strong>Un libre (et subjectif) parcours commenté à travers les écrits de Robert Levine (son livre «<em>Free Ride: How Digital Parasites are Destroying the Culture Business, and How the Culture Business Can Fight Back</em> », édité par Bodley Head, août 2011), et ses interviews et interventions à Bruxelles, ou sur son propre site.  </strong></p>
<p>J’ai écouté Robert Levine pour la première fois lors du sommet mondial du droit d’auteur à Bruxelles, en juin 2011. Son livre n’était pas encore paru. Journaliste, ancien rédacteur en chef de la revue Billboard, éditeur à Wired et au New Yorker, Levine écrit sur les technologies, l’économie du numérique et des médias. Ses articles sont parus dans le New York Times, Fortune, Rolling Stone et Vanity Fair. Son livre, décrit comme une enquête sur la face cachée d’Internet est avant tout un travail de fond et d’analyse sur la façon dont ceux qui créent les contenus sur Internet peuvent et surtout pourront en vivre.</p>
<p>Levine prend un peu tout le monde à rebrousse-poil : les gourous de l’Internet et auteurs de manifestes fumeux, les géants de l’industrie technologique, les majors et les studios, le public et les créateurs, les activistes et les législateurs. Levine a ses défauts (le titre pompeux de son  livre et l’opposition systématique entre commerce et chaos), ses excès (on lui reproche de trop s’en prendre à Google), mais son travail de journaliste indépendant est un bol d’air. Il a enquêté pendant plus de deux ans, dans le monde entier et parle d’un sujet qu’il maîtrise, cite scrupuleusement ses sources  (plus de 500 références d’ouvrages et de rapports), vérifie et recoupe les informations.</p>
<h4><strong>Libre ou gratuit ?</strong></h4>
<p>Le livre de Levine est intéressant parce qu’il enquête sur un terrain où le débat entre les créateurs et le public est largement confisqué. Beaucoup décident à leur place, font semblant d’écouter le public &#8211; ou plutôt les bulletins de vote &#8211; en prononçant le mot « libre », et remercient les créateurs (et la presse, la production littéraire, audiovisuelle et musicale) pour leur contribution au monde « libre », tandis que pendant ce temps d’autres se réjouissent en se disant qu’en plus de libre tout cela est « gratuit » et que c’est une très bonne affaire.</p>
<p>Levine rappelle que ce ne sont pas seulement les majors du disque qui ont connu des temps difficiles, mais aussi la presse, qui a supprimé des milliers d’emplois (le Washington Post, par exemple, modèle indépendant de presse d’investigation) pour tenter de résoudre une équation simple : comment faire face à la demande d’un public pourtant toujours plus gourmand en images, articles et spectacles quand les revenus générés ne couvrent plus les coûts ?<br />
Car la véritable investigation a un coût, celui de l’emploi, de la fabrication, du développement numérique également. L’information a un coût élevé, qui est aussi et surtout le prix de son indépendance. « Internet a élargi l’audience des médias mais a détruit dans le même temps leur marché ». « La majeure partie de la valeur créée par la presse, par la musique, le cinéma ou l’édition dans la dernière décennie, profite à d’autres. »</p>
<p>Certes, mais à qui ?</p>
<h4><strong>Profits</strong></h4>
<p>A part quelques sites commerciaux pirates et lucratifs, les grands vainqueurs sont des valeurs sûres, respectées, enviées et adulées : des entreprises technologiques à forte plus-value boursière. Ou comment créer de la valeur à partir de la gratuité, et voir cette valeur augmenter en proposant au monde entier des produits qui reposent sur la diffusion de contenus que l’on n’a ni inventés, ni fabriqués, ni achetés. Levine : « alors que YouTube diffusait des œuvres qui ne lui appartenaient pas, Google déboursa près de 2 milliards de dollars pour son acquisition ».</p>
<h4><strong>Distribution</strong></h4>
<p>Le principe est simple. « Généralement, ceux qui investissaient dans la musique et le cinéma contrôlaient aussi leur distribution. D’un côté on propose des films et des albums, des livres, et de l’autre le public les achète ou non, fait leur succès ou leur échec ».</p>
<p>« Internet m’a tuer », le refrain est connu. Mais le résultat est là : Internet, célébré à juste titre comme une formidable avancée technologique est aussi devenu un gigantesque marché où la distribution a changé de main. Ce que l’on appelle le retour sur investissement ne va pas forcément à ceux qui investissent dans les contenus et ne profite pas plus aux créateurs (dont les œuvres ont nécessité des investissements le plus souvent conséquents et de nombreux salariés). En rappelant cette logique, Levine n’oublie cependant pas d’épingler les stratégies pour le moins suicidaires des entreprises de médias qui ont accepté des contrats de distribution qui ne couvraient pas leurs coûts et ont permis de déstabiliser un peu plus ce nouveau mode de distribution (on notera que Levine est malgré tout assez bienveillant quant à la gestion calamiteuse de cette crise par l’industrie musicale).</p>
<h4><strong>Publicité, gadgets et matériels</strong></h4>
<p>« Désormais, les intérêts des créateurs et ceux qui se sont emparés de la distribution de leurs œuvres s’opposent. Les entreprises telles que Google ou Apple ne se soucient pas beaucoup de la vente de contenus, leurs revenus proviennent essentiellement de la publicité pour l’un et de la vente de ses matériels pour l’autre ».</p>
<p>L’intérêt de cette nouvelle distribution repose sur un coût proche de zéro, ceci afin de ne pas avoir à reverser de dividendes ou de droits à qui que ce soit. L’argent rentre par la porte publicité, ou par la porte « gadgets et matériels », des portes soigneusement verrouillées et protégées. Les matériels se vendent de mieux en mieux si l’accès aux œuvres qu’ils proposent est à un prix proche de zéro. Et la manne publicitaire augmente avec le nombre d’œuvres proposées. La logique est imparable, le « marché » est vainqueur par K.O.</p>
<h4><strong>Distribuer versus produire</strong></h4>
<p>Distribuer ne coûte presque plus rien. Mais produire coûte toujours autant. Alors quand la distribution ne rétribue plus la production, que se passe-t-il ? A ceux qui se réjouissent de la mort des majors ou des grands studios, Levine rappelle que la production indépendante est tout autant touchée. Les petits labels, les petits producteurs, les artistes indépendants et les sites de presse en ligne ne s’en sortent pas mieux et ce n’est pas vers eux que se précipitent les investisseurs ou la publicité. Quant aux sites de production participatifs, ou d’autoproduction, ils servent pour l’instant essentiellement  à des opérations de promotion ou de marketing, mais ne permettent pas par exemple de produire des films (garantissant les salaires minimums). Sans compter que même les  investisseurs des sites participatifs réclament un retour sur investissement garanti.</p>
<p>Le message des entreprises technologiques a porté : elles ont offert au public de l’information libre et des contenus libres, et gratuits ou presque, sans rien produire, et elles se sont enrichies en serinant que le monde (entendez « les autres ») devait simplement s’adapter aux mutations du numérique.</p>
<h4><strong>L’apologie du marché</strong></h4>
<p>Eblouis par des promesses de croissance exponentielle, de création d’emplois et de richesses, et de plus-values boursières, la plupart des législateurs ont fermé les yeux sur le respect  des droits (pour ne citer que le droit moral et le droit à rémunération) et prétexté (comme lors de toutes les crises  bancaires récentes), qu’il fallait faire confiance au marché et ne pas froisser l’électeur qui apprécie la gratuité.</p>
<p>Le fossé s’est creusé entre les créateurs et le public en l’absence de contre-pouvoirs indépendants. Mais, en pensant à demain, les intérêts du public sont-ils si éloignés de ceux des créateurs ?</p>
<p>Ce ne sont pas les nouveaux distributeurs ni les fabricants de matériels qui produisent artistes et œuvres. Ce ne sont pas les agrégateurs de contenus qui créent les contenus. Et qui pour investir demain dans les œuvres nouvelles que souhaite le public s’il n’y a pas la perspective d’obtenir les financements et rémunérations nécessaires ? On parle bien ici de production, pas de simple rémunération pour l’utilisation d’œuvres existantes. L’argent nécessaire à la production ne sera pas celui de la publicité. Il ne suffit pas. Et la publicité n’est pas non plus garante d’indépendance ni de liberté d’expression, et encore moins d’audace et de nouveauté ou d’originalité.</p>
<p><strong>Liens utiles</strong><br />
Consultez ici le site de Robert Levine <a href="http://freeridethebook.wordpress.com/">http://freeridethebook.wordpress.com/</a></p>
<p>Crédit photo : E.R. Espalieu</p>
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		<title>Lettre à Emmanuel Seignez, président du Festival des Tragos</title>
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		<pubDate>Tue, 03 Apr 2012 13:16:34 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Sophie Deschamps, administrateur Télévision</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spectacle vivant]]></category>

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		<description><![CDATA[Paris, le 29 mars 2012 Monsieur le Président, Notre Délégué régional, Monsieur Christophe Guyot, a attiré notre attention sur les lourdes menaces qui pèsent sur votre Festival. Ces menaces nous étaient connues et avaient déjà fait réagir plusieurs membres de notre Conseil d&#8217;Administration, au premier rang desquels Bertrand Tavernier. Aujourd&#8217;hui, alors qu&#8217;elles se précisent encore [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: right;">Paris, le 29 mars 2012</p>
<p>Monsieur le Président,</p>
<p>Notre Délégué régional, Monsieur Christophe Guyot, a attiré notre attention sur les lourdes menaces qui pèsent sur votre Festival.</p>
<p>Ces menaces nous étaient connues et avaient déjà fait réagir plusieurs membres de notre Conseil d&#8217;Administration, au premier rang desquels Bertrand Tavernier.</p>
<p>Aujourd&#8217;hui, alors qu&#8217;elles se précisent encore un peu plus, nous tenons à vous apporter, de la manière la plus ferme, le soutien absolu de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques.</p>
<p>Votre Festival est clairement identifié dans le paysage de l&#8217;art dramatique de notre pays. Qualifié, à juste titre, de &laquo;&nbsp;plus long festival de France&nbsp;&raquo;, il propose une cinquantaine de soirées, pendant la période estivale, dans une région hautement touristique, et dans une station balnéaire, Cavalaire, à laquelle il apporte un plus culturel de la plus grande importance.</p>
<p>Il propose par ailleurs des spectacles professionnels et amateurs, de manière clairement identifiée, originalité à laquelle nous sommes fortement attachés à la SACD.</p>
<p>Il est très scrupuleux quant à la législation sur le droit d&#8217;auteur, ce qui a d&#8217;ailleurs amené notre délégation régionale à le soutenir officiellement.</p>
<p>Enfin il permet de faire entendre les voix de nos auteurs, et plus généralement celle du théâtre, dans toute leur diversité, dans un lieu de villégiature où le public, très fidèle nous le savons, est disponible.</p>
<p>Toutes ces raisons font que sa disparition serait une véritable catastrophe.</p>
<p>Nous nous élevons contre celle-ci et nous appelons solennellement les élus, les propriétaires du site, les pouvoirs publics, et le public lui-même à se mobiliser pour trouver une solution, afin que le spectacle vivant puisse continuer à bénéficier, dans le cadre de la Ferme de Pardigon, des magnifiques opportunités offertes par votre festival.</p>
<p>Notre Conseil d&#8217;Administration, au nom des 51 000 auteurs qu&#8217;il représente suit avec la plus grande attention l&#8217;évolution de la situation et vous apporte donc son plus total soutien.</p>
<p>Avec nos plus chaleureux encouragements pour vous-même et l&#8217;ensemble de votre équipe, nous vous prions de croire, Monsieur le Président, à l&#8217;expression de nos sentiments les meilleurs.</p>
<p><strong>Sophie Deschamps, présidente                                  </strong></p>
<p><strong>Jean-Paul Alègre, président de la Commission Théâtre </strong></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Michel Gondry pataphysique</title>
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		<pubDate>Fri, 30 Mar 2012 14:22:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Bertrand Tavernier, administrateur cinéma</dc:creator>
				<category><![CDATA[Audiovisuel]]></category>

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		<description><![CDATA[par Bertrand Tavernier, vice-président cinéma Le texte pataphysique que vous allez lire, ce discours de remerciement qu&#8217;aurait adoré Raymond Queneau et ses amis de l&#8217;Oulipo, a été prononcé par Michel Gondry devant Frédéric Mitterrand après que le ministre l&#8217;a fait chevalier des arts et lettres. Michel Gondry est, on le sait , l&#8217;auteur de films [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2012/03/TavernierBertrand.jpg"><img class="size-full wp-image-391 alignleft" style="margin-left: 7px; margin-right: 7px;" title="TavernierBertrand" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2012/03/TavernierBertrand.jpg" alt="" width="100" height="150" /></a></p>
<p><em>par Bertrand Tavernier, vice-président cinéma</em></p>
<p>Le texte pataphysique que vous allez lire, ce discours de remerciement qu&#8217;aurait adoré Raymond Queneau et ses amis de l&#8217;Oulipo, a été prononcé par Michel Gondry devant Frédéric Mitterrand après que le ministre l&#8217;a fait chevalier des arts et lettres.</p>
<p>Michel Gondry est, on le sait , l&#8217;auteur de films épatants, touchants, novateurs, poétiques tels que ETERNAL SUNSHINE OF A SPOTLESS MIND, que j&#8217;adore, LA SCIENCE DES RÊVES, SOYEZ SYMPA REMBOBINEZ ! où il inventait le concept hilarant du film &laquo;&nbsp;suédé&nbsp;&raquo;, le remake de GHOSTBUSTERS en 11 minutes. La SACD l&#8217;a primé et j&#8217;avais écrit un texte. Mais Gondry est aussi l&#8217;auteur d&#8217;un documentaire sur sa tante, L&#8217;ÉPINE DANS LE COEUR : elle fut durant des décennies une institutrice qui erra de village en village au fur et à mesure que les écoles fermaient. Gondry évoque à travers elle, l&#8217;exode rural, la désertification de régions. Il parle aussi de ses rapports difficiles avec son fils, des blessures qu&#8217;ils s&#8217;infligent. C&#8217;est un film qui fait preuve d&#8217;une tendresse, d&#8217;une délicatesse jusque dans la dureté, d&#8217;une attention à l&#8217;autre assez exceptionnelle. On comprend aussi en voyant ce film pourquoi il veut filmer l&#8217;ÉCUME DES JOURS.</p>
<p>Cher monsieur le mean street de la great culture</p>
<p>J&#8217;ai tendance à pas fouiller dans le publique, Alors  l&#8217;épée parée d&#8217;un dicou : La décoration.</p>
<p>De temps en temps, et c&#8217;est souvent le printemps, Juste après le j&#8217;aimais d&#8217;avant, le dédé l&#8217;agent.. le même dénageant, on décolle le pape est bien, On repeint l&#8217;épure en plan et on approche les taglots.</p>
<p>C&#8217;est le temps de la dérogation.</p>
<p>On y voit plus clair, ça sent bon la frinture pèche, bref, ça vous change la vie.</p>
<p>Du coup, on invite les copains et on prend la clef maillère.</p>
<p>On met la musique à fond et on vâche les foisons. On fache l&#8217;évasion. Les voisins.</p>
<p>Ça commence bien!</p>
<p>Heureusement, L&#8217;effet Derrick ni torrent, ni vière Vous poum poum dans le poumon.</p>
<p>Il vous le transperce de mitraille argentique souplombée d&#8217;un ruban bleu.</p>
<p>Le cheval part en reconnaissance et revient content:</p>
<p>Car l&#8217;ordre national ça se mérite.</p>
<p>Devant vous, mon cher frénétique Militant, je vous présente mes murs en ciment les plus saint pierre</p>
<p>Ainsi qu&#8217;à tous mes amis, qui sont vieux, nus et nombreux</p>
<p>Et à mon cheval qui m&#8217;attend dans la cour</p>
<p>Car il a oublié sa cravate.</p>
<p>- michel</p>
<p>crédit photo : E.R. Espalieu</p>
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		<item>
		<title>Y a-t-il antagonisme et rivalité entre les Arts de la Rue et le Théâtre ?????</title>
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		<pubDate>Thu, 08 Mar 2012 16:55:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Frédéric Michelet, administrateur Arts de la rue</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts de la rue]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Frédéric Michelet, administrateur Arts de la Rue Malgré des missions et des ambitions partagées, le théâtre de rue, qui prend son essor dans les années 70 et rassemble chaque année des centaines de milliers de Français, reste encore &#171;&#160;cantonné&#160;&#187; voire &#171;&#160;relégué&#160;&#187; sur les territoires qu’il a lui-même défrichés. Bien sûr, de nombreuses villes et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/10/michelet.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-251" style="margin-left: 5px; margin-right: 5px; border: black 1px solid;" title="Frédéric Michelet" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/10/michelet.jpg" alt="Photo de Frédéric Michelet" width="150" height="175" /></a></p>
<p><em>Par Frédéric Michelet, administrateur Arts de la Rue</em></p>
<p>Malgré des missions et des ambitions partagées, le théâtre de rue, qui prend son essor dans les années 70 et rassemble chaque année des centaines de milliers de Français, reste encore &laquo;&nbsp;cantonné&nbsp;&raquo; voire &laquo;&nbsp;relégué&nbsp;&raquo; sur les territoires qu’il a lui-même défrichés.</p>
<p>Bien sûr, de nombreuses villes et de nombreux festivals les diffusent, mais les lieux &laquo;&nbsp;dédiés au spectacle vivant&nbsp;&raquo; qui les invitent restent encore exceptionnels.</p>
<p>Les programmations &laquo;&nbsp;Dans les murs&nbsp;&raquo; frottent rarement avec celles du &laquo;&nbsp;Hors les Murs&nbsp;&raquo; !<br />
Quelques rares scènes nationales (comme celles du Cratère d’Alès, de Bonlieu d’Annecy, Culture Commune dans le Nord, Le Channel à Calais&#8230;) ont mis sa &laquo;&nbsp;diffusion&nbsp;&raquo; dans leur cahier des charges&#8230; Un pourcentage infime sur la centaine de ces hauts lieux de la culture !  Aucun CDN ne fait appel à eux, très peu de scènes conventionnées ne les diffusent&#8230;</p>
<p>Les arts de la rue se sont bâtis leurs propres &laquo;&nbsp;festivals vitrines&nbsp;&raquo;, Chalon sur Saône et Aurillac, mais ils ne sont pas présents à Avignon.<br />
Les Molières les ignorent.<br />
Ils ne sont souvent qu’une petite ligne de crédit adossée à celle du théâtre.<br />
On parle même encore d’eux dans certains lieux autorisés comme d’un &laquo;&nbsp;sous théâtre&nbsp;&raquo;, qui produit une concurrence déloyale avec sa gratuité&#8230;.<br />
Bien sûr, ils &laquo;&nbsp;contribuent&nbsp;&raquo; eux-mêmes en partie à cette disjonction : art émergent et contestataire, ils se revendiquent comme tels&#8230; Mais il est peut-être temps de réunir réellement nos forces, nos savoir-faire et nos combats.</p>
<p><strong>Jean Vilar nous disait : &laquo;&nbsp;Il faut faire partager au plus grand nombre ce que l’on a cru devoir réserver jusqu’ici à une élite.&nbsp;&raquo;</strong><br />
<strong>Et André Malraux affirmait : &laquo;&nbsp;Il faut bien admettre qu’un jour, on aura fait pour la culture ce que Jules Ferry a fait pour l’éducation : la culture sera gratuite.&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Depuis sa création, une des principales missions du ministère français de la Culture est de promouvoir un meilleur accès à la culture. Selon Olivier Donnat, sociologue et auteur du <a title="rapport sur les pratiques culturelles des Français" href="http://www2.culture.gouv.fr/deps/fr/pratiquesinternet.pdf" target="_blank">rapport sur les pratiques culturelles des Français</a>, cet objectif de démocratisation a été peu à peu oublié sans que celui-ci soit atteint. &laquo;&nbsp;Je pense que la « question du public » reste pleinement d’actualité. La survie de pans entiers de la vie culturelle – et donc des artistes et des œuvres – passe par l’élargissement des publics qui y accèdent. C’est pourquoi une des conditions – nécessaire quoique insuffisante – à la refondation de la politique culturelle que tout le monde semble appeler de ses vœux réside dans notre capacité à renouveler la « question du public » et à lui trouver des réponses qui tiennent compte des nouvelles conditions d’accès à l’art et la culture liées au numérique mais aussi de l’état des inégalités aujourd’hui dans la société française.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Les arts de la rue pourraient-ils être un atout, un allié objectif, dans cette recherche de nouveaux publics, de nouveaux territoires, de démocratie culturelle ?</strong></p>
<p>Pour Bernard Lamizet, professeur de Sciences de l&#8217;Information et de la Communication à l&#8217;Institut d&#8217;études politiques de Lyon, les arts de la rue ne sont pas seulement une activité artistique et esthétique. Comme tous les arts, comme toutes les activités symboliques, ils ont une fonction d’intelligibilité et de rationalisation – en l’occurrence, les arts de la rue nous servent à penser la ville, ils nous donnent sur la ville un regard distancié, critique. </p>
<p>Pour Jean-François Augoyard, directeur de recherche au CNRS, l’ &laquo;&nbsp;art urbain&nbsp;&raquo; est générateur de lien social.  &laquo;&nbsp;Ainsi, l’art est indéniablement l’outil de l’être et du vivre ensemble. En prenant connaissance de l’existence d’un espace public, et en apprenant à décoder ce dernier grâce aux travaux d’artistes, les habitants deviennent des citoyens actifs, et non plus de simples passants passifs devant ce qui les environne dans leur quotidien. L’artiste devient un accompagnateur : une aide à la lecture de la ville, un outil pour décrypter l’urbain.<br />
L’artiste lui-même adopte une attitude citoyenne, et ne travaille plus à partir de son ego.  Dans un objectif commun de participer à la mesure de soi et de ne pas rester hors du monde, il convient que les habitants retrouvent une parole : une parole à relier aux enjeux de la vie publique.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Dans le rapport 2008 du Ministère de la Culture sur les pratiques culturelles des français, </strong><br />
<strong>34% des citoyens de notre pays assistaient chaque année à un spectacle arts de la rue, 19% à un spectacle de théâtre.</strong></p>
<p>Pour le Ministre de la Culture Donnedieu de Vabres, dans son <a title="discours de Renaud Donnedieu de Vabres au Temps des Arts de la Rue" href="http://www.culture.gouv.fr/culture/actualites/conferen/donnedieu/artsdelarue.htm" target="_blank">discours d’ouverture au Temps des Arts de la rue</a>, &laquo;&nbsp;les arts de la rue ont fait de l&#8217;agora un espace de jeu et d&#8217;enjeu&nbsp;&raquo;. Les arts de la rue, partout où ils sont présents, participent au rayonnement des territoires. Ils participent aussi au rayonnement de la France, en Europe et dans le monde. Les arts de la rue sont au cœur de la triple ambition pour le spectacle vivant : replacer les artistes au cœur de la cité, élargir les publics et toucher de nouvelles populations en dépassant les clivages culturels et sociaux, transformer la perception de l&#8217;art en favorisant le décloisonnement entre les disciplines.&nbsp;&raquo;<br />
&laquo;&nbsp;Ils ont renouvelé les codes et les langages. Ils ont inventé de nouvelles démarches d&#8217;écriture artistique, traversant plusieurs disciplines, depuis les multiples formes d&#8217;expression du théâtre, avec ou sans texte, jusqu&#8217;aux arts plastiques, la musique, l&#8217;opéra, la danse et le multimédia. Ils ont ainsi proposé au public une relation originale et dynamique à l&#8217;art et au monde.&nbsp;&raquo;</p>
<p><strong>Donc cette supposée &laquo;&nbsp;distance&nbsp;&raquo; entre nos deux répertoires n’a aucune raison de persister !</strong><br />
<strong>Dedans, dehors, payant, gratuit, quelle importance ! La question est celle du public et d’un projet commun de &laquo;&nbsp;politique&nbsp;&raquo; culturelle</strong><br />
<strong>Nous travaillons tous pour la même mission, le même projet citoyen.</strong></p>
<p>La SACD a ouvert ses portes aux Arts de la rue et leur a donné un siège, où ils œuvrent en commun avec les autres répertoires du spectacle vivant et de l’audiovisuel.<br />
De nombreuses DRAC conventionnent des compagnies Arts de la rue.<br />
Aujourd’hui nous apprenons que la Scène Nationale du Quark de Brest et le Centre National des Arts de la Rue le Fourneau s&#8217;associent et invitent ensemble 3 compagnies à investir l&#8217;espace public Brestois.<br />
D’autres suivront&#8230;.<br />
Nous voilà donc sur la bonne voie, associer nos forces, nos convictions, nos créations, nos territoires, dans un souhait de mettre en œuvre une nouvelle politique culturelle citoyenne et démocratique.</p>
<p style="text-align: right;">Frédéric Michelet</p>
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		<title>Le jeu verbal</title>
		<link>http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2012/02/27/le-jeu-verbal/</link>
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		<pubDate>Mon, 27 Feb 2012 08:43:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Georges Werler</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spectacle vivant]]></category>

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		<description><![CDATA[par Georges Werler, premier vice-président de la SACD Ohé! mes bons amis, une nouvelle d’importance. Ça y est le livre de Michel Bernardy, Le jeu verbal épuisé depuis de nombreuses années vient d’être réimprimé – avec une préface du grand Valère Novarina. C’est goûteux, c’est bon, c’est gourmand pour qui aime et se passionne pour [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2012/02/werler_georges.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-365" style="margin-left: 7px; margin-right: 7px;" title="werler_georges" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2012/02/werler_georges.jpg" alt="" width="104" height="150" /></a>par Georges Werler, premier vice-président de la SACD</em></p>
<p>Ohé! mes bons amis, une nouvelle d’importance.</p>
<p>Ça y est<span style="text-decoration: underline;"><em><a title="Le jeu verbal" href="http://www.lagedhomme.com/boutique/fiche_produit.cfm?ref=978-2-8251-4197-7&amp;type=47&amp;code_lg=lg_fr&amp;num=0" target="_blank"> le livre de Michel Bernardy, Le jeu verbal </a></em></span>épuisé depuis de nombreuses années vient d’être réimprimé – avec une préface du grand Valère Novarina.<br />
C’est goûteux, c’est bon, c’est gourmand pour qui aime et se passionne pour la langue française !<br />
Ce livre que nous étions si nombreux à réclamer est à nouveau disponible.</p>
<p>Dédié à “l’acteur-poète” il est l’outil indispensable de celui dont la profession est “le dire”; et le dire,  c’est phraser  le texte, respirer le texte, en fait  penser le texte, en allant au plus profond de l’humain. Sinon c’est du bruit!</p>
<p>Avec Michel Bernardy le mystère de l’alexandrin, cette bête à 12 pieds s’éclaire et devient l’allié magnifique de l’interprète.<br />
Et l’on entend alors la sublime musique née de l’alchimie des mots.</p>
<p>Ce livre est une bonne action, un acte de foi, un jeu, le cri passionné d’un homme fou de théâtre.<br />
Que les Éditions l’Âge d’Homme soient chaleureusement remerciées pour avoir compris à quel point cet ouvrage nous manquait.</p>
<p style="text-align: right;">Georges Werler</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Les Magritte</title>
		<link>http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2012/02/08/les-magritte/</link>
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		<pubDate>Wed, 08 Feb 2012 10:06:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Luc Jabon</dc:creator>
				<category><![CDATA[Audiovisuel]]></category>

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		<description><![CDATA[Par Luc Jabon, président du Comité belge de la SACD Ce samedi 4 février, par un froid polaire (mais le cœur au chaud), s’est déroulé au Square, à Bruxelles, la deuxième Cérémonie des Magritte. A l’instar des Césars, l’Académie André Delvaux décernait 19 prix célébrant la cinématographie belge francophone mais aussi néerlandophone (Rundskop de Michaël Roskam, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><em><a href="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2012/02/LucJabon.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-352" style="margin-left: 7px; margin-right: 7px;" title="LucJabon" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2012/02/LucJabon.jpg" alt="" width="100" height="150" /></a>Par Luc Jabon, président du Comité belge de la SACD</em></p>
<p>Ce samedi 4 février, par un froid polaire (mais le cœur au chaud), s’est déroulé au Square, à Bruxelles, la deuxième Cérémonie des Magritte. A l’instar des Césars, l’Académie André Delvaux décernait 19 prix célébrant la cinématographie belge francophone mais aussi néerlandophone (<em>Rundskop</em> de Michaël Roskam, meilleur film flamand en coproduction).</p>
<p>Ce sont <em>Les Géants</em> de Bouli Lanners (meilleur film, meilleure réalisation, meilleure actrice dans un second rôle, meilleure image, meilleure musique originale) et <em>Rundskop</em> qui ont dominé ces Magritte 2012. A juste titre.</p>
<p>Le film de Michaël Roskam est un véritable coup de poing et celui de Bouli, l’un des plus aboutis de sa filmographie. Ce n’est pas un hasard si la SACD avait touché juste en lui accordant son <a href="http://www.sacd.fr/Prix-de-la-Quinzaine-des-Realisateurs.2335.0.html">prix de la Quinzaine des Réalisateurs</a> à Cannes en 2011.</p>
<p>Nathalie Baye a reçu un Magritte d’honneur. Grande dame du cinéma français, elle a également dynamisé le cinéma belge (<em>Une Liaison pornographique</em> de Frédéric Fonteyne).</p>
<p>Bertrand Tavernier a été un épatant président de cérémonie. Il a rappelé avec beaucoup d’à propos l’importance de la création locale qui prend, quand elle est réussie, une dimension universelle. C’est lui qui, avec Marie Gillain, a remis le prix du meilleur film à Bouli Lanners.</p>
<p>Beaucoup de personnalités du monde politique et culturel belge étaient présentes, dont notre premier Ministre, Elio di Rupo (que Martine Aubry et François Fillon veulent avoir comme « ami »). Ils auront été sensibilisés à la défense du cinéma, des auteurs, des créateurs et à cette bien drôle évocation de Marie Gillain digressant sur la belle écharpe de Bertrand  pour en faire un emblème de notre belgitude.</p>
<p>Encore merci Bertrand pour ta présence et ton engagement auprès des créateurs !</p>
<p style="text-align: right;">Luc</p>
<p style="text-align: left;">Plus d&#8217;informations sur le <a title="Magritte" href="http://www.lesmagritteducinema.be/news.php?lang=fr" target="_blank">site des Magritte</a></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Festival CIRCA à Auch 2011 &#8211; Lettre ouverte</title>
		<link>http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2012/02/06/festival-circa-a-auch-2011-lettre-ouverte/</link>
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		<pubDate>Mon, 06 Feb 2012 09:18:22 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jérôme Thomas</dc:creator>
				<category><![CDATA[Arts du cirque]]></category>
		<category><![CDATA[festival cirque]]></category>

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		<description><![CDATA[par Jérôme Thomas, administrateur Arts du cirque Je souhaitais participer, dans le cadre de ma mission d’administrateur SACD pour le cirque, au festival CIRCA à Auch 2010 et 2011. Après le bilan dressé sur le site de Télérama par Emmanuelle Bouchez et pour participer à la réflexion, j’ai eu envie de donner mon point de [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/09/jerome_thomas.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-230" style="margin-left: 5px; margin-right: 5px;" title="jerome_thomas" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/09/jerome_thomas.jpg" alt="" width="100" height="150" /></a><em>par Jérôme Thomas, administrateur Arts du cirque</em></p>
<p>Je souhaitais participer, dans le cadre de ma mission d’administrateur SACD pour le cirque, au <a title="Festival CIRCA Auch" href="http://www.festival-circa.auch.fr/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=243&amp;Itemid=524" target="_blank">festival CIRCA à Auch </a>2010 et 2011. Après le <a title="Télérama" href="http://www.telerama.fr/scenes/qu-est-ce-que-c-est-que-ce-cirque,74485.php" target="_blank">bilan dressé sur le site de Télérama</a> par Emmanuelle Bouchez et pour participer à la réflexion, j’ai eu envie de donner mon point de vue en retour, sur mes 5 jours et nuits de festival, et le croisement de tous ces spectacles présentés durant cette semaine ensoleillée d’octobre.</p>
<p>Nous avons de la chance que la France soit dotée d’un festival comme CIRCA.<br />
CIRCA est la capitale annuelle de ceux qui ont pour passion les arts de la piste et les artistes du cirque !<br />
C’est un rendez-vous important pour les équipes circassiennes, venues de différents horizons artistiques et géographiques.<br />
Ces compagnies confrontent leur esthétique singulière et leur vision du monde.<br />
Ces spectacles nombreux qui sont proposés par le festival, tout au long de la semaine, viennent nous questionner sur nous-mêmes en premier lieu, nous spectateurs, et nous font nous ébahir devant des ouvrages artistiques réussis. L’enjeu d’un festival par essence.<br />
Le festival est un carrefour pour le questionnement de nos écritures contemporaines du cirque, et c’est cette énergie magnifique que propose CIRCA. Je pense à ce remarquable spectacle-dîner des Cheptel Aleïkoum, intitulé <em>Le Repas</em>. Rare, unique et tout à la fois ancien !<br />
Je pense que c’est l’honnêteté  des propositions artistiques qui fait aujourd’hui la qualité d’un festival.<br />
Ce n’est plus trop l’existence des spectacles, nous n’en manquons pas. Plutôt l’idée de faire un voyage avec l’artiste. Je pense à Kitsou Dubois et Marie-Anne Michel par exemple, de par l’exigence de leur proposition.</p>
<p>À CIRCA, les spectateurs, les professionnels et les élèves des écoles de cirque, les jeunes du spectacle vivant, se fondent, créant une foule, un public festivalier, partageant la même passion et s’adonnant avec innocence à la quête de l’instant de grâce, heureux d’être bousculés par un événement artistique et poétique. Déception pour certains, enthousiasme pour d’autres.<br />
Il est par contre surprenant de voir une telle économie à deux vitesses dans le paysage du cirque actuel. A l’image de notre société ? D’un côté, une approche « arte povera », de l’autre, une démesure de moyens techniques dans de grands chapiteaux.</p>
<p>Ma première remarque concerne l’identité du festival, qui est à mon sens unique. CIRCA n’a pas ce que l’on nomme une « ligne artistique », c’est-à-dire un regard esthétique sur les propositions artistiques. Ce que l’on pourrait aisément critiquer comme un manque. Evidemment, certains spectacles ne sont tout simplement pas prêts ou ne sont, banalement, pas intéressants.<br />
Le festival a l’intelligence de prendre en compte l’actualité des créations en cours dans le paysage français et européen.<br />
C’est une chance certaine pour les compagnies en création d’avoir une possibilité d’engagement, une fenêtre offerte pour l’œuvre et le public. C’est donner une chance à chacun, et c’est plutôt bien.<br />
C’est  à mon sens un espoir de savoir que le festival CIRCA est ouvert à toutes les sortes de propositions artistiques.<br />
Mais pour qu’il ne soit pas critiqué d’une manière un peu cavalière comme étant un festival « fourre-tout », il doit redoubler d’efforts pour établir des bibles précises accompagnant les équipes. La bible est la généalogie de la Cie, elle rappelle son parcours, quels artistes elle a eu en distribution, et répond à la question récurrente du « Où allez vous ? ».<br />
La présence de Christian Lucas comme médiateur des équipes et des publics donne l’exemple, mais je pense que cela ne suffit pas à combler le manque.<br />
Je pense très important de ne pas perdre le fil ce qui unit les équipes entre elles. Tel artiste qui joue tout la fois avec telle Cie et telle autre ! Un peu comme en musique. Michel Portal qui joue avec Roland Auzet dans son projet et Roland Auzet qui joue avec le trio de Michel Portal. Les connexions font la richesse et le sens de notre répertoire.</p>
<p>Ma deuxième remarque se rapporte à nos écoles de cirque.<br />
Les écoles de cirque se retrouvent à CIRCA, et partagent leur vision, leurs techniques.<br />
Déjà certains spectacles présentés lors des rencontres d’écoles sont des petits bijoux. Par exemple <em>Bestioles</em> d’Anna Rodriguez de l’Académie Fratellini. Une grande performance : celle de ne plus voir un danseur qui fait de l’acrobatie, ni un acrobate qui danse, mais des hybrides d’aujourd’hui, symbioses des pratiques. Inégalable !<br />
C’est une prise de conscience que d’identifier déjà ce qui est plus grand que nous, une surprise que de voir naître des évènements artistiques là où on ne les attend pas. <em>Bestioles</em> en fait partie !</p>
<p>Ma troisième remarque, c’est qu’un festival est comme une rencontre d’œnologues pour leur dégustation annuelle. Il y a des années fructueuses et d’autres moins. Le soleil n’est pas toujours au zénith et les grands crus, pas toujours ce qu’on attend d’eux. Mais de considérer que les œuvres majeures sont la norme, ce n’est pas « normal »!<br />
La « normalité », ce serait à mon sens un bon spectacle. Et c’est déjà mettre la barre haut !<br />
C’est rappeler à chacun que l’art n’est pas un dû, mais un don !</p>
<p>Quatrième remarque : il n’est pas si fréquent qu’un festival réunisse autant de professionnels autour d’une table comme cela a été le cas au Conseil Général du Gers, réunion large et vaste de notre cirque d’aujourd’hui, une sorte d’« ONU du cirque » avec ses territoires, ses pays et ses régions, ses cultures et ses langues.</p>
<p>En conclusion, la question de savoir  « Quel cirque ? » n’est plus d’actualité.<br />
La réforme enclenchée en juin dernier à la SACD par les auteurs des Arts du Cirque sur le nouvel éclairage a été menée à bien.<br />
La notion de transversalité des pratiques artistiques, « danse vidéo cirque théâtre » et « vidéo théâtre danse cirque » par formule de mots clefs, à été tout simplement replacée au sein du répertoire cirque, plutôt qu’au-delà des répertoires.<br />
La refonte des disciplines au sein de la SACD est en train de se mettre en place pour l’ensemble des répertoires, selon l’effet domino.<br />
Nous parlons désormais des registres du répertoire cirque.<br />
Et c’est bien ainsi que nous devons parler de nos arts, pour saisir la portée imaginative et créative de notre cirque d’aujourd’hui.</p>
<p><em>CIRCA devient pôle national des Arts du cirque, et emménagera au Centre d&#8217;Innovation et de Recherche Circassien (CIRC) à Auch à l&#8217;automne 2012. Missions de soutien à la création, d&#8217;organisation du Festival du cirque actuel et de programmation de la saison culturelle pluridisciplinaire.</em><br />
 <br />
<strong>Jérôme Thomas</strong><br />
Deux hommes qui jonglaient dans leur tête.<br />
Théâtre Vidy Lausanne-Suisse, le 25 novembre 2011.</p>
]]></content:encoded>
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		<title>Le Bain de Vapeur</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 16:22:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Yves Nilly</dc:creator>
				<category><![CDATA[Radio]]></category>

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		<description><![CDATA[Yves Nilly, aministrateur Radio Non, bain de vapeur n’est pas une allusion à un régime amaigrissant pour droits d’auteur sur internet ou le moyen de se redonner bonne figure et le teint frais avant d’affronter la campagne électorale. « Bain de vapeur » est une pièce, « une comédie de mœurs et un mélodrame, rempli [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<div id="attachment_292" class="wp-caption alignleft" style="width: 160px"><a href="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/11/Nilly150.jpg"><img class="size-full wp-image-292" title="Yves Nilly" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2011/11/Nilly150.jpg" alt="Photo de Yves Nilly" width="150" height="225" /></a><p class="wp-caption-text">Crédit : E.R. Espalieu</p></div>
<p><em>Yves Nilly, aministrateur Radio</em></p>
<p>Non, bain de vapeur n’est pas une allusion à un régime amaigrissant pour droits d’auteur sur internet ou le moyen de se redonner bonne figure et le teint frais avant d’affronter la campagne électorale. « Bain de vapeur » est une pièce, « une comédie de mœurs et un mélodrame, rempli de bruit et de fureur » comme l’indique son auteur, Roland Dubillard, disparu à la fin de l’année dernière.</p>
<p>France Culture a eu la belle initiative de rediffuser quelques-unes de ses œuvres. C’est cela la force et la richesse de la radio, faire découvrir les nouveaux auteurs, mais aussi redécouvrir, réécouter, se rappeler, comme lorsque l’on rouvre avec plaisir un livre enfoui dans nos bibliothèques ou nos souvenirs.</p>
<p>Mais ce dont je ne doute pas, c’est que beaucoup d’auditeurs, d’internautes ou de mobinautes découvriront tout simplement Dubillard. N’hésitez pas, plongez-vous dans ce bain de vapeur et de jouvence, le 29 janvier à 21h, ou en streaming ou via le podcast. Lonsdale, Marthouret et les autres, leurs voix magiques pour ces conversations à bâtons rompus dans un lieu de cure, sur fond de drame passionnel, d’enquête policière et de catastrophe naturelle.</p>
<p>L’absurde, le loufoque et la poésie de Dubillard, vous pourrez d’ailleurs les retrouver en réécoutant via le podcast « Où boivent les vaches », créée à la radio en 1970, dans une réalisation de Jean-Pierre Colas, deux ans avant d’être montée par la Cie Renaud-Barrault dans une mise en scène de Roger Blin.</p>
<p>L’occasion aussi de saluer la mémoire de Jean Couturier, le réalisateur du « Bain de vapeur ». Producteur et réalisateur, Jean était un amoureux de la radio et du son, un créateur de formes qui n’avait de cesse de transmettre son savoir-faire et donner leur chance aux auteurs et créateurs. Jean était le portrait de la radio que nous souhaitons pour demain : inventive, indéfinissable, mobile, généreuse et audacieuse.</p>
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		<title>Le Président de la République à l’écoute du spectacle vivant</title>
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		<pubDate>Thu, 24 Nov 2011 10:34:25 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Jean-Paul Alègre</dc:creator>
				<category><![CDATA[Spectacle vivant]]></category>

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		<description><![CDATA[Jean-Paul Alègre, Vice-Président Théâtre Le 14 novembre dernier, le Président de la République a souhaité prendre le temps, au cours d’un déjeuner convivial, d’évoquer les problèmes du spectacle vivant. Quand j’écris prendre le temps, il ne s’agit pas d’une simple formule. Que l’on en juge : nous invitant à nous asseoir à 13 heures précises, le [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><a href="http://www.ca.blog.sacd.fr/index.php/2010/09/13/un-administrateur-au-ca-le-feuilleton-episode-numero-2/alegre_jean_paul100-2/" rel="attachment wp-att-240"><img class="alignleft size-full wp-image-240" title="Jean-Paul Alègre" src="http://www.ca.blog.sacd.fr/wp-content/uploads/2010/09/alegre_jean_paul1001.jpg" alt="Jean-Paul Alègre" width="150" height="100" /></a></p>
<p><em>Jean-Paul Alègre, Vice-Président Théâtre</em></p>
<p>Le 14 novembre dernier, le Président de la République a souhaité prendre le temps, au cours d’un déjeuner convivial, d’évoquer les problèmes du spectacle vivant.</p>
<p>Quand j’écris prendre le temps, il ne s’agit pas d’une simple formule.<br />
Que l’on en juge : nous invitant à nous asseoir à 13 heures précises, le Président ne nous a quittés que deux heures trente plus tard ! Si je souligne ce point, c’est qu’il me paraît essentiel, car, quelles que soient les opinions ou positions politiques des participants (et il est inutile de préciser combien elles sont diverses !), chacun s’accorda à reconnaître qu’il y avait là un signal fort, encourageant, à la hauteur des ce que nous estimons devoir être la place du spectacle vivant dans notre société.</p>
<p>Se trouvaient réunis autour du président, de son Ministre de la Culture, Frédéric Mitterrand et de son Conseiller pour la Culture, Olivier Henrard, François le Pillouër, président du Syndéac, Michel Lefeivre, président du Syndicat National des Scènes Publiques, Christian Schiaretti, directeur du TNP, Bernard Murat, directeur du théâtre Edouard VII et président du Syndicat des Théâtres privés, Jean-Louis Martinelli, directeur du Théâtre des Amandiers, Olivier Py, directeur du Théâtre national de l’Odéon, Emmanuel Demarcy-Motta, directeur du Théâtre de la Ville, Olivier Meyer, directeur du Théâtre de l’Ouest Parisien, Jean-Marie Besset, directeur du CDN de Montpellier, Cyril Gely, auteur du succès parisien, Diplomatie, Jean-Pierre Vincent, ancien administrateur du Français.<br />
J’avais donc plus spécifiquement la tâche de porter la parole collective des auteurs.</p>
<p>Ma première intervention fut donc évidente. Il convenait de souligner que le Président soutient fermement le droit d’auteur, dans une époque où ce dernier ne manque pas d’adversaires résolus, dont les plus dangereux sont ceux qui, de bonne foi pourrait-on dire, l’ignorent ou se demandent à quoi il peut bien servir, et ceux qui, plus consciemment, le déclarent obsolète face aux nouvelles technologies.</p>
<p>Nicolas Sarkozy, très au fait de ces questions, nous reprécisa ses convictions dans ce domaine. Nous les partageons, bien évidemment.<br />
Je vis qu’il était moins disposé à m’entendre lorsque je lui fis remarquer que le relèvement de la TVA, de 5,5 à 7 pour cent représentait pour nous, les auteurs, une double peine, puisque nos œuvres, pour vivre, ont besoin du relais de la scène, mais aussi, bien souvent, du livre. Le président, très combatif sur ce sujet, eut beau jeu de me rétorquer que la TVA restait à 2,2 pour cent pour les 140 premières représentations d’un spectacle, et que, en période de crise, nous étions relativement épargnés. Je lui concédai qu’il était un redoutable débatteur et que j’étais un piètre fiscaliste, mais la question fut posée et le débat n’est pas clos !<br />
Sur les autres grands sujets que la SACD souhaitait évoquer, la question de la création d’un observatoire des pratiques du théâtre semble faire consensus, même si le Président souhaite qu’il soit piloté par la profession, ce qui n’est pas tout à fait notre conception.</p>
<p>Il y a, par contre, plus de difficultés à se mettre d’accord sur la création d’un fonds de soutien au spectacle vivant, mais cela est surtout dû à de profondes divergences de vue au sein même de la profession, certains craignant qu’une structure de cette nature amorce un désengagement de l’État à l’égard du théâtre public. Nicolas Sarkozy a par ailleurs défendu avec fougue la création d’un tel dispositif dans le secteur de la musique (Centre national de la musique financé par les fournisseurs d&#8217;accès à Internet) et il a insisté sur le fait que cette décision ne préjudicierait en rien à la prise de mesures comparables dans le secteur du théâtre, si les professionnels faisaient preuve de la même force de proposition que la filière musicale.</p>
<p>Enfin, et ce n’est pas la moindre des avancées, le Président de la République n’est pas opposé à l’idée de proposer une loi d’orientation sur le spectacle vivant qui permette de fixer des objectifs clairs en matière de diffusion des spectacles, de financements, mais aussi de répartition et de gouvernance de ces aides.<br />
Il n’y en a jamais eu sous la Vème République.</p>
<p>Bien d’autres propositions furent avancées, le débat fut vif, passionnant, non dépourvu d’humour.<br />
Nous avons été écoutés, entendus, y compris dans nos critiques qui furent parfois acérées.<br />
Notre conviction profonde qui est que le spectacle vivant est un atout pour toute démocratie, et une chance particulière pour notre pays dans une période de crise, aura été partagée par la plus haute autorité de l’Etat.</p>
<p>Ce dialogue doit être absolument poursuivi.<br />
Je remercie ceux qui l’on rendu possible, particulièrement Olivier Henrard, conseiller du Président.</p>
<p>Jean-Paul Alègre<br />
Président de la commission théâtre du Conseil d’Administration de la SACD</p>
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