{"id":95,"date":"2009-09-14T09:19:17","date_gmt":"2009-09-14T08:19:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/?p=95"},"modified":"2009-09-14T09:19:17","modified_gmt":"2009-09-14T08:19:17","slug":"jerusalem-journal-de-bord","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/index.php\/2009\/09\/14\/jerusalem-journal-de-bord\/","title":{"rendered":"J\u00e9rusalem : journal de bord"},"content":{"rendered":"<p><strong>J\u00e9rusalem, mercredi 24 juin 2009<\/strong><br \/>\nD\u00e9but d\u2019un voyage de rep\u00e9rage : nous pr\u00e9parons notre venue avec les Padox en septembre octobre prochain au Festival \u00ab J\u00e9rusalem dans tous ses \u00e9tats \u00bb organis\u00e9 par Fran\u00e7ois Abou Salem , le Th\u00e9\u00e2tre El Akawati, et particuli\u00e8rement Olivia Magnan, qui depuis le d\u00e9but a pris en charge tous les contacts, la production, et qui nous servira de guide pr\u00e9cieux avec son coll\u00e8gue Shadi pendant tout le s\u00e9jour.<br \/>\nL\u2019immersion est imm\u00e9diate, d\u00e8s Roissy : la s\u00e9curit\u00e9 pour Isra\u00ebl et pour les USA est extr\u00eame, fouille bien sur, mais aussi d\u00e9tecteur d\u2019explosif sur les mains. Et encore, nous voyageons par Air France. Ce serait pire par El AL.<br \/>\nL\u2019arriv\u00e9e \u00e0 Tel-Aviv est plus calme, nous retrouvons Olivia. Mais d\u00e8s notre arriv\u00e9e nous apprenons que notre passage \u00e0 Gaza, organis\u00e9 \u00e0 la demande\u00a0 du\u00a0 directeur du CCF, n\u2019aura pas lieu. Nous devions y animer un atelier marionnette. Mais cela n\u2019int\u00e9resse pas les Isra\u00e9liens, ils accordent les autorisations aux d\u00e9l\u00e9gations politiques ou diplomatiques, aux vedettes genre Carole Bouquet. Mais ils nous ont refus\u00e9 l\u2019autorisation d\u2019entrer\u2026 Alors nous allons \u00e0 Ramallah rencontrer Fran\u00e7ois Abou Salem qui r\u00e9p\u00e8te un op\u00e9ra pour la fondation Barenbo\u00efm.<br \/>\nPassage au Check Point, on longe le mur, l\u2019ami palestinien qui nous conduit raconte l\u2019absurde de la situation, par exemple un membre de sa famille qui a son appartement coup\u00e9 en deux.<br \/>\nRamallah est calme, mais dans la conversation nous percevons tout de suite la tension qui r\u00e8gne, l\u2019humiliation permanente, pour un peuple qui ne voit pas d\u2019issue.<br \/>\nLa colonisation continue de plus belle, les Isra\u00e9liens construisent m\u00eame un tramway qui longe les murs de la vieille ville, quelle horreur, pour aller du centre de J\u00e9rusalem vers les nouvelles colonies proches de Ramallah, comme si cette situation \u00e9tait irr\u00e9versible, ou plus exactement, pour la rendre irr\u00e9versible.<\/p>\n<p><strong>Jeudi 25 juin 2009 <\/strong><br \/>\nCe rep\u00e9rage se r\u00e9v\u00e8le tr\u00e8s riche, instructif, et se transforme en un beau projet. La rencontre avec Ga\u00e9tan Pellan, Directeur du CCF de Gaza, et Patrick Richard, Attach\u00e9 Culturel et directeur du CCF de J\u00e9rusalem est un moment fructueux et chaleureux. Dommage, Ga\u00e9tan termine ses trois ans \u00e0 Gaza, on le retrouvera \u00e0 Oran\u2026<br \/>\nIls ont un courage \u00e9norme face aux tracasseries de tous ordres. \u00c0 Gaza, Ga\u00e9tan n\u2019annonce plus rien, il attend que les artistes soient certains de passer la fronti\u00e8re, donc le dernier moment, pour annoncer leur pr\u00e9sence par SMS a son public.<br \/>\nEnsuite, nous explorons la vieille ville avec Olivia et Shadi. Visite d\u2019un ancien Hammam souterrain, superbe, avec ses fontaines, ses bassins, ses salles de repos, dont j\u2019aimerais faire le lieu d\u2019une sorte d&rsquo;exposition vivante, d\u2019installation de Padox. Mais ce Hammam est proche de l\u2019esplanade des mosqu\u00e9es, et , en surface, un colon s\u2019est saisi d\u2019une maison, a install\u00e9 des barbel\u00e9s et un drapeau isra\u00e9lien, et commence \u00e0 creuser. C\u2019est la bataille du ciment. S\u2019il r\u00e9ussit \u00e0 s\u2019infiltrer, il occupera le Hammam, et les palestiniens qui ont transform\u00e9 ce lieu en centre culturel, n\u2019auront aucun recours juridique. La d\u00e9mocratie est bafou\u00e9e, la justice inexistante.<br \/>\nM\u00eame chose un peu plus loin, \u00e0 Silwan, le Silo\u00e9 de la Bible, ou, toujours en sous-sol, les Isra\u00e9liens ont d\u00e9couvert les traces de la ville antique du roi David. Alors ils creusent, ils creusent, au m\u00e9pris de toutes les r\u00e8gles arch\u00e9ologiques, n\u00e9gligeant et supprimant les couches sup\u00e9rieures, et le terrain de Silo\u00e9 devient un vrai gruy\u00e8re : d\u00e9j\u00e0 deux \u00e9coles se sont effondr\u00e9es, \u00e9coles palestiniennes cela va sans dire. La vall\u00e9e est truff\u00e9e de cam\u00e9ras de surveillance. Alors, avec les Padox, nous irons, avec le concours d\u2019association palestinienne de d\u00e9fense, nous irons braver les colons qui arm\u00e9s jusqu\u2019aux dents, gardent le mus\u00e9e du Roi David. Nous pr\u00e9voyons une manifestation de Padox pacifiste : les Padox se coucheront, colleront l\u2019oreille au sol pour \u00e9couter la rumeur du sous-sol et l\u2019avanc\u00e9e des taupes.<br \/>\nEt puis voici le mur, le fameux mur de la honte, qui coupe les routes, s\u00e9pare les voisins, coupe la ville de l\u2019universit\u00e9 islamiste, oblige les \u00e9tudiants qui habitent \u00e0 c\u00f4t\u00e9 \u00e0 faire plusieurs kilom\u00e8tres et \u00e0 patienter au check point.<br \/>\nAvec les Padox, nous essaierons 10 fa\u00e7ons de tenter de franchir le mur, avant de sortir les mouchoirs. Le Mur des Larmes, contrepoint du mur des lamentations.<\/p>\n<p><strong>Vendredi 26 juin 2009<\/strong><br \/>\nOutre le Festival \u00ab J\u00e9rusalem dans tous ses \u00e9tats \u00bb, nous devrions participer au Festival de Saint Jean d\u2019Acre, Akko en h\u00e9breu, qui aura lieu au m\u00eame moment. Nous profitons de notre pr\u00e9sence \u00e0 J\u00e9rusalem pour faire \u00e9galement un rep\u00e9rage \u00e0 Akko, apr\u00e8s une longue route en voiture de 3 heures, pour aller au nord d\u2019Isra\u00ebl, pr\u00e8s de la fronti\u00e8re du Liban. Ce sera un festival de rue traditionnel, le plus important de cette r\u00e9gion, qui regroupe 200.000 spectateurs et des troupes de tous les coins du monde. Rencontre chaleureuse avec la responsable de la partie \u00ab rue \u00bb de ce festival th\u00e9\u00e2tral, Sigalit, et nous en profitons pour visiter cette cit\u00e9 superbe, la ville forte des crois\u00e9s, construite au Xe si\u00e8cle, reb\u00e2tie par Saladin, lieu d\u2019une d\u00e9faite de Bonaparte. Les murailles des crois\u00e9es, leur souterrain, sont les principaux lieux de visite. Mais tous les mus\u00e9es sont ferm\u00e9s, c\u2019est vendredi, le shabbat commence vendredi apr\u00e8s midi et tout est ferm\u00e9 jusqu\u2019\u00e0 samedi soir.<br \/>\nLa travers\u00e9e de la campagne et des villes isra\u00e9liennes, Tel-Aviv, Ha\u00effa, Netanya, fait appara\u00eetre la diff\u00e9rence incroyable, le foss\u00e9 entre les territoires palestiniens et le niveau de vie isra\u00e9lien.<br \/>\nRetour \u00e0 J\u00e9rusalem, plong\u00e9e en soir\u00e9e dans la vieille ville, o\u00f9 les juifs orthodoxes chantent avec ostentation et provocation devant les marchands palestiniens des souks qui ferment boutique, ramassent les poubelles et chargent les marchandises. Un \u00e9norme rassemblement d\u2019hommes coiff\u00e9s de noir, bouclettes et barbes fris\u00e9es, \u00e0 la porte de Jaffa, a des allures assez effrayantes.<br \/>\nPlus que jamais le monoth\u00e9isme appara\u00eet comme un terrain d\u2019affrontement et de violence, compar\u00e9 au polyth\u00e9isme grec, m\u00e9sopotamien ou \u00e9gyptien, image de tol\u00e9rance, d\u2019int\u00e9gration des dieux de l\u2019autre, d\u2019accueil de l\u2019\u00e9tranger. La violence et le sacr\u00e9.<br \/>\nEn route vers Akko, nous longeons le mur de Ramallah.\u00a0 Image paradoxale de la terre sainte !<\/p>\n<p><strong>Samedi 27 juin 2009<\/strong><br \/>\nLe rep\u00e9rage continue, \u00e0 la recherche de bons lieux de jeu pour les Padox.Il y a, bien entendu, les deux gares routi\u00e8res palestiniennes, dont les bus m\u00e8nent l\u2019une vers le nord, la Galil\u00e9e, l\u2019autre vers l\u2019Est, et entre autres Bethl\u00e9em. Ce sont des lieux de vie, des march\u00e9s, a deux pas de la porte de Damas.<br \/>\nOn voit aussi la rue Salah El Din (Saladin), principale art\u00e8re de J\u00e9rusalem Est, avec de bons lieux de jeu particuli\u00e8rement \u00e0 la porte d\u2019H\u00e9rode, entr\u00e9e de la vieille Ville, devant la police et la poste. Dans cette m\u00eame rue, le Centre Culturel Fran\u00e7ais servira de vestiaire, et aussi de lieu de jeu avec son jardin et ses grilles.<br \/>\nLe Check Point pour aller \u00e0 Ramallah est aussi un lieu important, il pourrait \u00eatre int\u00e9ressant, sans narguer les soldats isra\u00e9liens, de se pr\u00e9senter avec des papiers de Padoxie et d\u2019essayer de passer, de rendre d\u00e9risoire cette \u00ab vrai fausse fronti\u00e8re \u00bb, tracasserie quotidienne pour de nombreux palestiniens.<br \/>\nNous visitons l\u2019YMCA, lieu de stage, de formation, o\u00f9 nous ferons le stage Padox les 3 premiers jours, avant de d\u00e9m\u00e9nager souvent de lieu en lieu.<br \/>\nOlivia nous fait visiter une banlieue de J\u00e9rusalem, enti\u00e8rement palestinienne. Quel scandale de salet\u00e9 de mauvais entretien des routes, quel contraste avec J\u00e9rusalem Ouest. La municipalit\u00e9 ne ramasse pas les poubelles, et les palestiniens sont oblig\u00e9s, pour les \u00e9vacuer, de mettre le feu. Pollution assur\u00e9e. Et les plastiques s\u2019envolent. Nous envisageons une op\u00e9ration propret\u00e9 dans un champ transform\u00e9 en d\u00e9port d\u2019ordure. Ce faubourg, c\u2019est Beth Hanina.<br \/>\n\u00c0 c\u00f4t\u00e9, autre banlieue, Shu\u2019afat, est travers\u00e9e par le tramway qui conduira les colons dans la colonie toute proche, ce tramway est en travaux\u2026Les Padox y interviendront pour \u00ab faire avancer les travaux \u00bb \u00e0 leur fa\u00e7on.<br \/>\nC\u2019est l\u00e0 que nous visitons le Centre de rencontre des Roms : cette communaut\u00e9 est l\u00e0 depuis tr\u00e8s longtemps, mais vit difficilement, et l\u2019animatrice du centre, une femme d\u00e9bordante d\u2019activit\u00e9, dirige des ateliers de couture, de cuisine, de bijoux, vend les r\u00e9sultats des travaux, et nous assure une participation de stagiaires Roms, exclus parmi les exclus.<br \/>\nEnfin, derni\u00e8re rencontre de la journ\u00e9e, Amal, une belle femme Palestinienne aux cheveux gris, musicienne, tr\u00e8s impliqu\u00e9e dans la vie associative, qui nous conduit dans un d\u00e9dale de ruelles de la vieille ville dans un lieu contre les remparts ou les palestiniens animent un club de jeunes, sport et culture, toute l\u2019ann\u00e9e. L\u00e0 encore, nous aurons des stagiaires Padox. Chaque fois il faut expliquer le projet, et le DVD que nous avons emport\u00e9 aide \u00e0 convaincre nos interlocuteurs.<br \/>\n<strong><br \/>\nDimanche 28 juin 2009<\/strong><br \/>\nAujourd\u2019hui, pas de rendez vous organis\u00e9s par l\u2019\u00e9quipe du festival, nous en profitons pour sillonner la vieille ville, visiter le Saint S\u00e9pulcre et le couvent Copte mitoyen, souvenir de notre passage \u00e0 J\u00e9rusalem il y a 20 ans dans un festival de marionnette isra\u00e9lien au cours duquel nous avions invit\u00e9 notre ami Fran\u00e7ois Abou Salem, qui dirigeait d\u00e9j\u00e0 le th\u00e9\u00e2tre palestinien El Hakawati Cela nous avait valu un v\u00e9ritable boycott des organisateurs et artistes isra\u00e9liens\u2026 C\u2019\u00e9tait au d\u00e9but de la premi\u00e8re Intifada.<br \/>\nL\u2019expression de Jeanne au Saint S\u00e9pulcre est juste : c\u2019est la tour de Babel, le lieu est partag\u00e9 entre les orthodoxes grecs, les Arm\u00e9niens, les franciscains catholiques et les coptes, avec , para\u00eet-il, des batailles de territoire m\u00e9morables.Les p\u00e8lerins chantent , une messe orthodoxe se dit dans le ch\u0153ur, une messe arm\u00e9nienne dans une chapelle adjacente, avec un jeu de main superbe du pr\u00eatre qui les agite en papillons au moment de la cons\u00e9cration, des fid\u00e8les philippins en groupe, avec leurs foulards jaunes, tombent en pamoison sur la pierre de l\u2019onction, il n\u2019y a personne dans la chapelle souterraine construite par les crois\u00e9s,et l\u2019arri\u00e8re du ch\u0153ur est plein de grandes \u00e9chelles en bois , pour sans doute d\u00e9crocher je ne sais quels larrons au milieu des croix port\u00e9es par des p\u00e8lerins\u00a0 qui arrivent r\u00e9guli\u00e8rement apr\u00e8s avoir suivi le chemin de la Via Dolorosa.<br \/>\nLes coptes ne chantent pas, dommage, il y a 20 ans un vieux j\u00e9suite pendant notre tourn\u00e9e en Egypte m\u2019avait expliqu\u00e9 que la musique des coptes \u00e9tait directement issue de la musique des pharaons.<br \/>\nD\u00e9jeuner avec Fran\u00e7ois qui nous raconte son op\u00e9ra avec la fondation de Barenbo\u00efm \u00e0 Ramallah, et aussi son adaptation d\u2019Ubu, tr\u00e8s int\u00e9ressante, dans le d\u00e9cor d\u2019une boucherie des souks, le p\u00e8re Ubu, la m\u00e8re Ubu et le fils manipulant de la viande tout en fomentant leurs crimes et le renversement du roi de Pologne, une transposition tr\u00e8s forte que nous verrons en septembre \u00e0 Saint Jean d\u2019Acre.<br \/>\nL\u2019apr\u00e8s-midi, dans les souks, un jeune marchand bavarde avec nous, et apprenant notre projet de septembre, se met \u00e0 nous parler tout bas, me demande na\u00efvement si nous sommes pour les palestiniens, et, heureux de notre engagement aupr\u00e8s de ce Festival, m\u2019offre un Keffieh noir et blanc, me le met sur la t\u00eate, et nous continuons notre visite.<br \/>\nUn peu plus loin un bijoutier nous interpelle, ce signe du keffieh lui donne envie de parler, et il nous invite \u00e0 boire le th\u00e9 dans sa boutique, \u00e0 l\u2019abri des micros isra\u00e9liens dont la vieille ville est truff\u00e9e, et nous pr\u00e9sente un de ses amis, un diplomate Slov\u00e8ne. Nous sentons dans tous ces contacts une chaleur, une qualit\u00e9 d\u2019accueil, rares. Fran\u00e7ois nous dit qu\u2019il a parl\u00e9 des Padox aux jeunes de son atelier qu\u2019il a anim\u00e9 ce matin dans la Vieille Ville, et la simple \u00e9vocation du travail avec les Padox dans les rues de J\u00e9rusalem fait briller les yeux.<\/p>\n<p><strong>Lundi 29 juin 2009<\/strong><br \/>\nJ\u00e9rusalem est une ville terriblement attachante, et le fait de savoir qu\u2019on revient en septembre est une tr\u00e8s belle perspective. La derni\u00e8re journ\u00e9e est consacr\u00e9e a une s\u00e9rie de prises de contact, avec la directrice du centre o\u00f9 nous travaillerons, avec un club pour jeunes palestiniens, un autre, pr\u00e8s de la porte de Lions, et surtout une exploration s\u00e9rieuse du Check Point de la route vers Ramallah. Nous l\u2019avions pass\u00e9 en voiture le premier soir, mais cette fois nous le passons \u00e0 pied. Vers Ramallah, on entre sans probl\u00e8me. Pour sortir et aller \u00e0 J\u00e9rusalem, il faut montrer patte blanche. Au milieu de l\u2019apr\u00e8s-midi, on attend un peu, mais on imagine les passages des travailleurs le matin, les longues files, des tourniquets, des barreaux, des barbel\u00e9s, une ambiance de prison, des machines pour scruter les documents, pour scruter les physionomies, une violence dans la relation du sup\u00e9rieur \u00e0 l\u2019opprim\u00e9. Rien que l\u00e0, on comprend la r\u00e9volte, les pierres, la tension permanente.<br \/>\nAlors, d\u00e9cision, nous irons en Padox passer le Check-Point.<br \/>\nUn tour \u00e0 la porte de Jaffa, lieu superbe et espace de jeu privil\u00e9gi\u00e9 pour nos Padox, ou nous toucherons tout le monde, Isra\u00e9liens, palestiniens et touristes.<br \/>\nNotre rep\u00e9rage se termine, nous rentrons avec des images plein les yeux, des id\u00e9es plein la t\u00eate et le sentiment que nous pourrons faire \u0153uvre utile, et donner du sens \u00e0 notre travail, ce qui est finalement l\u2019essentiel.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Dominique Houdart<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>J\u00e9rusalem, mercredi 24 juin 2009 D\u00e9but d\u2019un voyage de rep\u00e9rage : nous pr\u00e9parons notre venue avec les Padox en septembre octobre prochain au Festival \u00ab J\u00e9rusalem dans tous ses \u00e9tats \u00bb organis\u00e9 par Fran\u00e7ois Abou Salem , le Th\u00e9\u00e2tre El Akawati, et particuli\u00e8rement Olivia Magnan, qui depuis le d\u00e9but a pris en charge tous les [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":35,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[2],"tags":[],"class_list":["post-95","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-spectacle-vivant"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/95","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/35"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=95"}],"version-history":[{"count":3,"href":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/95\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":98,"href":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/95\/revisions\/98"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=95"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=95"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.ca.blog.sacd.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=95"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}